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Charles Camoin. Un fauve en liberté

Paris, Musée de Montmartre du 11 mars au 11 septembre 2022.

Après Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, André Utter [1] et Raoul Dufy [2], Charles Camoin réinvestit à son tour le 12 rue Cortot qui, avant de devenir le Musée de Montmartre, l’accueillit en ses ateliers mythiques comme tant d’autres artistes au tournant du XXe siècle, à la suite de Renoir. Un événement pour celui qui n’avait pas été exposé à Paris depuis la rétrospective de la Galerie Bernheim en 1980, possiblement assujetti à son restreignant attribut de « fauve méditerranéen », ses origines marseillaises à rebours de celles de ses camarades pour la plupart septentrionaux éclipsant la place essentielle tenue par la capitale dans sa carrière et son œuvre. Ainsi les rares expositions à lui avoir été consacrées ces dernières décennies furent-elles unanimement méridionales, présentées à Saint-Tropez [3], Marseille [4] et Aix-en-Provence [5], souvent au prisme de ce midi natal.


1. Charles Camoin (1879-1965)
Portrait d’Albert Marquet, 1904-1905
Huile sur toile - 92 x 72,5 cm
Paris, Centre Pompidou
Photo : Paris, Centre Pompidou
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En charge du commissariat de l’actuelle exposition monographique du Musée de Montmartre, Assia Quesnel – historienne de l’art responsable des Archives Camoin en charge de l’actualisation du catalogue raisonné de l’artiste initialement publié en 1972 sous la direction de Danièle Giraudy – et Saskia Ooms - responsable de la conservation -, entendent compléter cette vision partielle. Aux paysages méridionaux habituellement à l’honneur ont été préférés les sujets parisiens, au panel restreint des premiers répond le vaste corpus des seconds à même de ressusciter l’emblématique figure de Montmartre que fut Camoin. Une ambition dont ne rend pas compte le paysage corse étonnamment retenu pour l’affiche et la couverture du catalogue de l’exposition.


2. Charles Camoin (1879-1965)
La Saltimbanque au repos, 1905
Huile sur carton - 65 x 81 cm
Paris, Musée d’art moderne de la Ville de Paris
Photo : Paris, Musée d’art moderne de la Ville de Paris
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3. Charles Camoin (1879-1965)
Madame Matisse faisant de la tapisserie, 1904
Huile sur toile - 65 x 81 cm
Strasbourg, Musée d’art moderne et contemporain
Photo : Strasbourg, Musée d’art moderne et contemporain
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4. Charles Camoin (1879-1965)
Les Baigneuses, 1912
Huile sur toile - 73,5 x 92,5 cm
Aix-en-Provence, Musée Granet
Photo : JD
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Une centaine de feuilles et de toiles de l’artiste a été réunie, très largement issues de collections particulières. Un corpus privé grandement inédit ou rarement exposé auquel s’adjoint une vingtaine de prêts publics des musées nationaux comptant plusieurs des œuvres phares de l’artiste, qu’il s’agisse du Portrait d’Albert Marquet (ill. 1) déposé par le Centre Pompidou au Musée Fabre, de La Saltimbanque au repos (ill. 2) du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, de Madame Matisse…

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