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Brenet, un peintre du roi à Douai au XVIIIe siècle
Douai, Musée de la Chartreuse, du 19 mars au 23 juin 2025.
Il y a deux ans paraissait aux éditions Arthena le catalogue raisonné de Nicolas-Guy Brenet, dû à Marie Fournier. Ce type d’ouvrage est fait pour durer, et si nous n’avions pu trouver le temps d’en parler de manière approfondie à l’époque, l’heureuse organisation par le Musée de la Chartreuse à Douai d’une rétrospective de cet artiste, dont l’auteur, accompagnée du directeur du musée Pierre Bonnaure (par ailleurs sur le départ), est le commissaire, nous donne une occasion de réparer ce retard et de souligner le grand intérêt de cette manifestation que nous conseillons à tous nos lecteurs. Cela permet également, pour peu qu’on s’y rende un vendredi après-midi, de visiter le tribunal, ancien parlement [1] (ill. 1), d’ordinaire peu accessible pour de simples visites, où le peintre a réalisé un important décor toujours en place.
Si l’exposition est de taille relativement modeste, le choix des peintures est excellent et permet de constater la très grande qualité de l’œuvre de cet artiste. Fils de graveur, frère de sculpteur (et de graveur), Nicolas-Guy fut le seul peintre de sa famille. Élève de Charles Antoine Coypel, François Boucher, et Carle van Loo, il eut un parcours brillant même s’il n’obtint pas le Grand prix de peinture, ayant eu, après un échec, l’occasion d’entrer à l’École royale des élèves protégés grâce à un concours organisé en 1753 de manière exceptionnelle. Cette école préparait au séjour romain en complétant pendant trois ans la formation des peintres lauréats. Brenet put donc ensuite passer trois ans au palazzo Mancini, siège de l’Académie de France, qui avait alors Charles Natoire comme directeur.
Le Christ au jardin des Oliviers, 1774
Huile sur papier - 40,2 x 22 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : MBA Orléans