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Une sculpture de Gustave Doré pour Orsay

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3/2/24 - Acquisition - Paris, Musée d’Orsay - « Ce n’est pas un des moindres étonnements du Salon que d’y trouver G. Doré marquant autoritairement sa place parmi les sculpteurs avec un groupe de grande dimension et de haute poésie : La Parque et l’Amour. Le public est empoigné par cette composition dantesque où l’on sent comme un souffle de Michel Ange. [1] ». Gustave Doré en effet, créa la surprise au Salon de 1877 en exposant une sculpture pour la toute première fois (ill. 1 et 2). Il avait beau débuter dans la discipline, il affichait déjà son ambition avec un plâtre de grandes dimensions. Cette œuvre, dotée d’une patine qui lui donne l’apparence d’un bronze, était visible dans la passionnante exposition que le musée d’Orsay avait consacrée à l’artiste en 2014 (voir l’article). Propriété de Jacques Garcia qui a confié à Sotheby’s le soin de vendre une partie de sa collection en mai 2023, elle a finalement été achetée par le musée parisien.


1. Gustave Doré (1832-1883)
La Parque et l’Amour, 1877
Plâtre patiné - 300 x 150 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN-GP/Sophie Crépy
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2. Gustave Doré (1832-1883)
La Parque et l’Amour, 1877
Plâtre patiné - 300 x 150 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN-GP/Sophie Crépy
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Un jeune garçon nu dans les bras d’une femme : l’iconographie n’est pas sans rappeler celle de la Vierge à l’Enfant ou même de la Vierge de douleur. Mais il s’agit bien d’une allégorie, celle de l’Amour et de la Mort si étroitement liés. Le sujet relativement classique est traité avec réalisme comme beaucoup de sculptures des années 1870, avec originalité aussi : Eros semble s’abandonner dans les bras de la Parque Atropos. Un fil tiré d’une quenouille - deux éléments qui ont disparu aujourd’hui et qu’on peut voir sur des reproductions anciennes (ill. 3) - est tenu par l’Amour avant de passer entre les lames de ciseaux serrés par la Parque. L’artiste complète son…

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