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Trois stands où rien n’est à vendre à Fine Arts Paris
22/9/26 - Restaurations et acquisitions - France - Comme nous l’écrivions dans notre précédent article, le salon Paris Fine Arts a invité trois institutions, deux publiques, une privée, à présenter leurs activités à l’aide d’œuvres d’art. Il s’agit de la COARC (Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles) de la Ville de Paris, le Musée du Grand Siècle qui ouvrira en 2028 à Saint-Cloud, et la Sauvegarde de l’art français. À des titres divers, ces trois institutions œuvrent à la conservation et à la connaissance du patrimoine.
Nous commencerons par la Sauvegarde de l’art français, dont la vocation est de récolter des fonds afin de permettre la restauration tant de monuments (qu’ils soient protégés ou, le plus souvent, ni inscrits ni classés) que d’œuvres d’art, souvent conservées dans des églises, notamment grâce à l’opération Le plus grand musée de France.
Sur son stand, on découvrira trois objets, dont un tableau de Jusepe de Ribera provenant d’une église bretonne, mais déposé au Musée des Beaux-Arts de Rennes (voir la brève du 11/6/15). Sa restauration, néanmoins, n’est pas récente puisqu’elle remonte aux années 2014-2015, et fut suivie par sa présentation dans des expositions à Rennes puis à Strasbourg, et plus tard à Saint-Malo.
Le Ravissement de sainte Marie-Madeleine
Huile sur toile - 162 × 129,6 cm
Châlons-en-Champagne, église Saint-Loup
Photo : Didier Rykner
Un tableau et une sculpture sont présentés, et leurs restaurations grâce à la Sauvegarde sont en revanche très récentes.
Le premier est dû à l’atelier de Simon Vouet (ill. 1), reprenant un original conservé au Musée des Beaux-Arts de Besançon. Ce Ravissement de sainte Marie-Madeleine, conservé à l’église Saint-Loup de Châlons-en-Champagne, ne peut, en effet, être donné directement au maître car, malgré ses réelles qualités, l’exécution est un peu sèche. Cela n’en reste pas moins une peinture…