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La vie haute en couleur d’Angelo Soliman se termine au Metropolitan
30/7/25 - Acquisition - New York, Metropolitan Museum of Art - Le Metropolitan Museum de New York a récemment acquis, auprès du marchand Allan Chinn, un objet rare par ses caractéristiques matérielles et son iconographie. Il s’agit d’un médaillon de cire sur ardoise par Johann Martin Bückle, représentant très vraisemblablement Angelo Soliman (ill.1).
Johann Martin Bückle travailla pour les riches patriciens de la ville d’Augsbourg dont il réalisa les portraits en buste. C’est toutefois pour ses médailles que son talent fut le plus reconnu. Nommé médailleur de la cour à la Monnaie de Durlach en 1786, il en devint « mint-master » de 1798 à 1803. Il fut également membre de l’Académie des Arts d’Augsbourg. Étonnamment, il réalisa en 1802 des médailles commémoratives des victoires de Bonaparte à Marengo et Hohenlinden, débouchant sur la Paix de Lunéville que les Autrichiens furent contraints de signer.
Buste d’Angelo Soliman, profil à gauche, 1777
Médaille en cire rouge sur plaque d’ardoise - D. 14 cm
New York, Metropolitan Museum of Art
Photo : Allan Chinn
Buste d’Angelo Soliman
Détail de la signature
Médaille en cire rouge sur plaque d’ardoise
Metropolitan Museum of Art, New York
Photo : Allan Chinn
Le portrait qu’il réalisa d’Angelo Soliman est caractéristique du goût de la fin du XVIIIe siècle. Le costume est celui des grands bourgeois, voire des aristocrates : perruque élégante et fine dentelle lui confèrent un certain faste. En effet, Angelo Soliman fut un habitué de la cour où, ayant reçu une parfaite éducation et parlant six langues, il fut le précepteur de jeunes aristocrates. Il devint l’ami de Joseph II, puis fréquenta François avec qui il joua aux échecs. Maître de cérémonie de la loge maçonnique Zur wahren Eintracht à laquelle il appartenait depuis 1782, il y fréquenta…