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Saint-Saturnin : le prêtre, la mère de ministre et le maître-autel

1. Aménagement contemporain du chœur
de l’église de Saint-Nectaire
après enlèvement du maître-autel néoroman
Photo : Virginie Vandier

La vague de vandalisme qui a touché les églises françaises dans les années 1960 jusqu’au début des années 1970 a été terrible. Le prétexte de l’application des consignes du concile Vatican II était bien pratique, alors que l’Italie, par exemple, n’a rien connu de tel. Pour soi-disant correspondre à la nouvelle liturgie, le clergé s’est attaqué au mobilier des églises sous l’œil au mieux indifférent de l’administration des monuments historiques. Des milliers d’objets (chaires, maîtres-autels, bancs d’œuvre...) ont été parfois déplacés, souvent simplement détruits. La mode était au retour à la « pureté » des édifices religieux...
Ce type de pratique est-il à nouveau d’actualité ? On peut le craindre, lorsque l’on voit ce qui se passe dans certaines églises d’Auvergne, avec parfois l’assentiment du ministère de la Culture.


2. Chœur de l’église de Ponteix
avant enlèvement de son maître-autel
Photo : Balade dans le Puy-de-Dôme
3. Chœur de l’église de Ponteix, état actuel
Photo : Virginie Vandier

4. Maître-autel de l’église de Ponteix
relégué dans un bas-côté et
privé de ses sculptures
Photo : Virginie Vandier

Il y a deux ans, dans le cadre d’une campagne de travaux de restauration des grandes églises romanes d’Auvergne, celle de Saint-Nectaire avait vu l’élimination de son autel néoroman dû à l’architecte Victor Ruprich-Robert et qui datait du XIXe siècle. Celui-ci avait été remplacé par un autel et des bancs d’un très seyant vert pistache comme on peut le voir sur la photo (ill. 1). On appréciera aussi la mention « ESPACE SACRÉ CHŒUR », assez nécessaire effectivement puisque plus rien d’autre ne vient rappeler ici le…

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