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Saint-Saturnin : le prêtre, la mère de ministre et le maître-autel
de l’église de Saint-Nectaire
après enlèvement du maître-autel néoroman
Photo : Virginie Vandier
La vague de vandalisme qui a touché les églises françaises dans les années 1960 jusqu’au début des années 1970 a été terrible. Le prétexte de l’application des consignes du concile Vatican II était bien pratique, alors que l’Italie, par exemple, n’a rien connu de tel. Pour soi-disant correspondre à la nouvelle liturgie, le clergé s’est attaqué au mobilier des églises sous l’œil au mieux indifférent de l’administration des monuments historiques. Des milliers d’objets (chaires, maîtres-autels, bancs d’œuvre...) ont été parfois déplacés, souvent simplement détruits. La mode était au retour à la « pureté » des édifices religieux...
Ce type de pratique est-il à nouveau d’actualité ? On peut le craindre, lorsque l’on voit ce qui se passe dans certaines églises d’Auvergne, avec parfois l’assentiment du ministère de la Culture.
avant enlèvement de son maître-autel
Photo : Balade dans le Puy-de-Dôme
Photo : Virginie Vandier
relégué dans un bas-côté et
privé de ses sculptures
Photo : Virginie Vandier
Il y a deux ans, dans le cadre d’une campagne de travaux de restauration des grandes églises romanes d’Auvergne, celle de Saint-Nectaire avait vu l’élimination de son autel néoroman dû à l’architecte Victor Ruprich-Robert et qui datait du XIXe siècle. Celui-ci avait été remplacé par un autel et des bancs d’un très seyant vert pistache comme on peut le voir sur la photo (ill. 1). On appréciera aussi la mention « ESPACE SACRÉ CHŒUR », assez nécessaire effectivement puisque plus rien d’autre ne vient rappeler ici le…