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Quelques ventes chez Christie’s
31/10/26 - Marché de l’art - Paris - Ses formes organiques peuvent dérouter, comme son décor aussi « rocaille » que naturaliste, mais il faut surtout se rendre à l’évidence et y voir d’abord l’un des plus fascinants objets d’art jamais réalisés ! On conseille à tout amateur d’art de passage à Paris ces jours-ci de se rendre toutes affaires cessantes chez Christie’s où est provisoirement exposé le mythique pot à oille de Meissonnier commandé par le duc de Kingston au XVIIIe siècle. Loin d’être une simple soupière, qui ne fut vraisemblablement d’ailleurs jamais utilisée, cet objet imposant (ill. 1) reste un monument de sculpture, une montagne d’argent ciselé d’une virtuosité étourdissante qui ne peut laisser indifférent. Vendue avec son pendant chez Christie’s à Genève en 1977, elle y fut adjugée pour un montant record dans le domaine de l’orfèvrerie qui devrait bien être joliment dépassé lors de sa vente à Londres le 1er décembre. L’une de ces deux soupières entra donc au Cleveland Museum of Art dont elle est l’un des joyaux et qui consacre d’ailleurs — depuis le 25 octobre — une exposition à Meissonnier, avec son récent achat (voir la brève du 14/5/26), dont on regrette l’absence d’étape française.
Tureen Supplied to the Duke of Kingston, 1735-1738
Silver - 34.3 x 35.5 cm
To be sold at Christie’s in London on 1 December
Photo : Christie’s
Déjeuner « chinois réticulé », 1846-1847
En vente chez Christie’s à Paris le 3/11
Photo : Christie’s
On rêverait à coup sûr de voir le chef-d’œuvre de Meissonnier revenir à Paris mais il va intéresser bien des musées et risque donc de rester hors d’atteinte, d’autant que son estimation (entre quatre et six millions de livres) nécessiterait à la fois des mécènes engagés et un classement comme « œuvre d’intérêt patrimonial…