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Marseille : le Fort Saint-Jean victime d’une coûteuse inclusivité
Au moment de la nomination de Pierre-Olivier Costa à la tête du Mucem — sans qu’aucun avis de vacance ou d’appel à candidatures ait été publié —, nous lui avions envoyé un mail lui demandant à quel titre il avait été nommé à ce poste, et quelles étaient ses compétences dans la gestion des musées. Il faisait en effet l’objet d’un procès en illégitimité, sa nomination semblant surtout due à sa fonction la plus récente : chef de cabinet de Brigitte Macron. Nous n’avions reçu aucune réponse, et n’avions pas publié d’article, mais nous avions fait part de notre étonnement au site Politico qui nous interrogeait à ce sujet : « Le problème, c’est qu’il y a des nominations à la tête d’établissements publics qui sont des hochets de la République, où l’on nomme des gens pour leur faire plaisir car on ne sait pas où les caser ».
Le ministère avait répondu au Figaro que celui-ci avait « proposé un projet ouvrant le Mucem sur les enjeux de société, dont la jeunesse, la santé ou la biodiversité, le tout dans un esprit pluridisciplinaire ».
Depuis, les syndicats ont révélé que le président du Mucem faisait « l’objet d’une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel et moral dans un climat de tension et de malaise grandissant [1] ». L’inspection générale des affaires culturelles a également été saisie. Le président du Mucem, bien qu’il bénéficie de la présomption d’innocence, a été récemment suspendu « à sa demande » et à titre conservatoire [2].
Au moins Pierre-Olivier Costa est-il « inclusif » ! C’est en effet à ce titre que le Mucem avait commandé à l’« artiste » Ora-Ito — et, surtout, à la société Ludoparc —, une « aire de jeux inclusive », installée il y a quelques semaines sur le Fort…