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Le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse sort de l’ombre

1. Salle Médiévale et Renaissance du
Musée des Beaux-Arts de Mulhouse
Photo : Didier Rykner
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Il y a un Musée des Beaux-Arts à Mulhouse et celui-ci conserve de belles collections. La nouvelle pourra en surprendre plus d’un. Car les moyens accordés à cette institution ont toujours été si faibles qu’il n’avait pas de conservateur du patrimoine à sa tête, et que son fonds est pour une large part inédit. Fort heureusement, depuis trois ans Isabelle Dubois-Brinkmann, qui fut en poste au Musée des Beaux-Arts de Lyon avant de s’occuper des deux musées de l’étoffe et du papier peint de Mulhouse (des institutions sur lesquelles nous reviendrons un jour…), est désormais en charge de celui-ci qui vaut bien davantage que sa réputation à peu près inexistante.
Des travaux de mise aux normes ayant été décidés et menés pendant huit mois, de janvier à août 2017, le parcours a été entièrement revu et sur 115 œuvres présentées, 64 sortent des réserves et n’ont pour certaines jamais été vues depuis au moins un siècle. Même celles qui étaient exposées sont pour la plupart inédites ou presque. Tel qu’il est, avec des réserves encore bien remplies et qui pourraient sans peine doubler la surface d’exposition (le bâtiment est trop petit), le musée mérite assurément une visite comme vont le prouver, nous l’espérons, les quelques illustrations qui suivent.


2. Maître du retable Lösel (actif à Bâle au milieu du XVe siècle)
Résurrection du Christ
Huile sur panneau
Mulhouse, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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3. Tyrol du sud (Brixen), vers 1490
Saint Georges terrassant le dragon
Bois polychrome
Mulhouse, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Il n’est pas inutile de rappeler brièvement l’histoire de ces collections dont la provenance est relativement récente. Après plusieurs tentatives avortées de création d’un musée, celui-ci vit enfin le jour en 1864 grâce à l’action d’un collectionneur local Frédéric Engel-Dollfus, qui obtint le dépôt par la Société Industrielle de Mulhouse (S. I. M.) des onze œuvres qu’elle possédait. Un noyau initial qui s’enrichira rapidement, outre de dépôts de l’État, de nombreux dons d’industriels. La S.I.M. construisit, en 1883, un bâtiment (aujourd’hui le Musée de l’Impression sur Étoffe) dont le deuxième étage était dédié au musée des Beaux-Arts, tandis que la collection s’accroissait : en 1922, on y comptait environ 600 peintures, 100 sculptures, 300 dessins et 4500 estampes. Remarquons toutefois que la S.I.M. revendra des œuvres pendant la période d’entre-deux-guerres, sans qu’on sache exactement lesquelles…
Pendant la Seconde guerre mondiale, d’autres œuvres seront détruites ou endommagées, et ce n’est qu’en 1958 que le musée rouvrit et devint municipal, avec un gros bémol : les collections appartiennent toujours à la S.I.M. et la ville n’en est que dépositaire. En 1985, le musée s’installa dans les locaux actuels, une maison du XIXe…

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