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Lambert Sustris. Un artiste de la Renaissance entre Venise et l’Allemagne

Caen, Musée des Beaux-Arts, du 18 novembre 2917 au 4 mars 2018.

1. Lambert Sustris (vers 1515/1520-après 1568)
Le Baptême du Christ, vers 1552-1553
Huile sur toile - 129,4 x 236,1 cm
Caen, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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On peut faire une exposition monographique avec seulement treize tableaux, si ces œuvres sont bien choisies comme le démontre la petite rétrospective que le Musée des Beaux-Arts de Caen consacre à Lambert Sustris. Pourquoi Caen, et pourquoi Lambert Sustris ? D’abord parce que ce musée conserve un des chefs-d’œuvre du peintre Le Baptême du Christ (ill. 1). Ensuite parce qu’un historien de l’art français, Benjamin Couilleaux, conservateur du patrimoine au Musée Cognacq-Jay [1], prépare une thèse dédiée à cet artiste. Plutôt que de consacrer un volume de la collection « L’œuvre en question » à cette toile, la directrice du musée a donc souhaité se pencher sur la carrière de ce peintre vénitien originaire des Flandres, dans ce qui deviendra plus tard les Pays-Bas.

2. Lambert Sustris (vers 1515/1520-après 1568)
Moïse frappant le rocher
Huile sur panneau - 56 x 81 cm
The National Trust, Hardwick Hall
Photo : Didier Rykner
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La formation de Sustris avant son départ pour Rome est connue indirectement, d’abord par son style, et ensuite par la présence sur la voute de la Domus Aurea d’un graffiti signé par lui et par Marteen van Hemskerck et Herman Posthumus, deux élèves de Jan van Scorel, célèbre peintre flamand italianisant qui s’installa à Utrecht à son retour d’Italie.
Le passage de Sustris dans cet atelier semble l’avoir marqué puisque la première œuvre qu’on peut lui attribuer (sur la foi d’une signature en partie illisible) montre une forte influence de Scorel. Grâce à ce panneau en peuplier qui indique une origine italienne, un autre tableau, présent dans l’exposition (ill. 2) et qui débute le parcours, a pu lui être attribué. On y voit encore l’influence des paysages nordiques même si, comme le souligne Benjamin Couilleaux, les figures…

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