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La sculpture en Lorraine au XVIIIe siècle (les Adam et Lunéville)

Nancy, Musée des Beaux-Arts (exposition hors les murs du Musée Lorrain), Les Adam. La sculpture en héritage, du 18 septembre 2021 au 9 janvier 2022.

Lunéville, château, La sculpture en son château. Variations sur un art majeur, du 18 septembre 2021 au 9 janvier 2022.

Les amateurs d’art doivent se précipiter en Lorraine. À Nancy a lieu certainement l’une des meilleures expositions du moment, la rétrospective Adam (ill. 1), à la fois par la qualité des œuvres exposées et par la solidité du travail effectué. Et à Lunéville, où le château propose une seconde exposition (ill. 2), en lien avec la première puisqu’elle étudie la sculpture à Lunéville au XVIIIe siècle. Également très érudite, elle ne souffre que de l’importance moindre de certains sculpteurs qu’elle présente. Les deux événements sont réunis sous le titre La Sculpture lorraine au XVIIIe siècle.


1. Vue de l’exposition Les Adam au Musée des Beaux-Arts de Nancy
Photo : Didier Rykner
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Si les familles d’artistes ne sont pas rares, il est en revanche peu fréquent de trouver un tel niveau de qualité chez tous les membres. Les Adam étaient sept, beaucoup s’appelant Sigisbert - un saint lorrain - et trois ne s’appelant pas Adam mais Michel. Cela semble confus, ça ne l’est pas, et l’un des mérites de l’exposition est de rendre clair l’art de cette dynastie. Résumons donc : celle-ci commence avec Jacob Sigisbert Adam, le patriarche, qui fut actif essentiellement dans sa Lorraine natale, produisant un grand nombre d’œuvres en terre cuite, souvent de petite taille. L’essentiel de sa production est conservé au Musée Lorrain qui n’en exposait qu’une petite partie, qui actuellement n’en montre plus puisqu’il est fermé pour des travaux qui tardent un peu à commencer, et qui a profité de cet événement pour restaurer cet ensemble ouvrant l’exposition.


2. Vue de l’exposition La sculpture en son château au château de Lunéville
Photo : Didier Rykner
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Puis vient Lambert Sigisbert Adam, le plus connu de ceux portant le nom Adam, qui fut lauréat du prix de Rome et réussit à se faire une place à Rome avec une manière baroque fortement marquée par le Bernin, avant de devenir sculpteur du roi. De ses deux frères, François Gaspard et Nicolas Sébastien, le premier est le moins bien représenté dans l’exposition même s’il l’est par une paire de chefs-d’œuvre, Minerve et Mars (ill. 3) réalisés pour les jardins de Potsdam alors qu’il était devenu sculpteur du roi de Prusse. En excellent état de conservation, ces grands marbres sont conservés en réserve et des copies les remplacent dans le parc. Il s’agit donc d’une rare occasion de les admirer. Le troisième frère, Nicolas Sébastien, fut actif à Paris et l’auteur lui aussi d’œuvres superbes, dont on verra plusieurs exemples, notamment le rapprochement inédit entre un projet en terre cuite pour un Ganymède et son exécution en marbre pour son morceau de réception avec d’importants changements dans la composition.


3. François Gaspard Adam (1710-1761)
Minerve, 1760 et Mars, 1764 (terminé par Sigisbert François Michel)
Marbre - 183 x 86 x 85 cm et 183 x 92 x 96 cm
Potsdam, Stiftung Preußische Schlösser und
Gärten…

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