Contenu abonnés

La mairie de Versailles se prend les pieds dans le SDRIF

Nous avons déjà expliqué ici pourquoi l’argument de la mairie de Versailles faisant du Schéma directeur de la région d’Ile-de-France (SDRIF) un document réellement contraignant n’était pas sérieux.
Nous pouvons désormais prouver définitivement qu’il ne tient pas la route un instant. Pour cela, nous avons reporté le plus précisément possible le tracé des zones urbanisables au SDRIF sur une vue aérienne du Domaine (ill. 1). En voici les conséquences :


1. Vue aérienne de l’ouest du Domaine de Versailles.
En bleu : mur de 1685 très largement préservé.
En rouge : mur de clôture de la caserne Pion construit en 1906.
En jaune : « espace partiellement urbanisable » d’après le SDRIF.
Il s’agit de la partie médiane du secteur de Pion
(mais pas de son extrémité) et d’une longue bande de terre
dépendant de l’Etablissement public de Versailles (ill. 4).
D’après Google Earth
2. Schéma directeur de la région d’Ile-de-France.
Destination générale des sols.
En saumon : « espace urbanisé ».
Carrés blancs sur fond orange : « espace urbanisable ».
Rayures blanches et orange : « espace partiellement
urbanisable
 » (secteur de Pion et, par ex., de Saint-Quentin,
entouré à droite). Vert foncé : « bois ou forêt ».
Vert clair : « espace paysager ou espace vert ».

3. PLU approuvé le 24 novembre 2011.
Plan de zonage du secteur de Pion.

- On remarque tout d’abord, malgré la petitesse de l’échelle, que le SDRIF prévoit à la pointe du terrain de Pion (ill. 2) un « espace paysager ou espace vert » puisque ce terrain est représenté en vert clair (voir légende). Or, le nouveau PLU viole le SDRIF en prévoyant d’urbaniser cet espace, particulièrement stratégique puisque situé entre les allées de Fontenay et de Saint-Cyr. Il est en effet prévu d’y implanter des immeubles hauts de 9 m avec 30 % d’emprise au sol [1] et d’aboutir à une…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Documents joints

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.