Contenu abonnés

Interview de Guy Cogeval, président du Musée d’Orsay

Didier Rykner

Un peu plus d’un an et demi après sa nomination à la tête du Musée d’Orsay, Guy Cogeval organisait il y a deux jours une conférence de presse pour présenter notamment le chantier qui va permettre une réorganisation des collections. A cette occasion, il nous a accordé une interview où nous avons pu aborder toutes les questions, notamment celles sur les expositions itinérantes et payantes qui vont permettre de financer une grande partie de ces travaux.

Il y a un an, vous présentiez votre programme à venir (voir l’article). Y figuraient des travaux qui vont modifier assez profondément l’aspect du musée tel qu’il a été conçu par Gae Aulenti. On a longtemps craint de ne rien pouvoir bouger faute de son accord. Or, il semble qu’elle ait donné son quitus à votre projet ?

Les choses peuvent évoluer, petit à petit. Le musée que nous a laissé Gae Aulenti est tout de même magnifique, avec notamment une splendide allée de sculpture dont j’espère qu’elle ne sera jamais changée par mes successeurs. Il est tout à fait possible de travailler dans cette architecture. Lorsque je suis arrivé à la tête du musée, il y a un an et demi, l’une de mes premières décisions avait été de la rencontrer afin de lui parler des changements que je voulais faire. Elle nous avait donné son autorisation. La semaine dernière, elle est revenue et a confirmé son accord. Elle a même été littéralement enchantée par les galeries Chauchard et Moreau-Nélaton telles que nous les avons revues, trouvantson architecture encore plus belle avec cette couleur verte choisie par Hubert Le Gall. C’est très important pour nous d’avoir la caution de l’architecte, alors que le projet va dans une direction complètement o pposéeà la sienne. Les cimaises et les mises à distance ont été modifiées, le rapport avec l’œuvre d’art est radicalement changé... Gae Aulenti a même remarqué que nous avions installé dans les galeries des lampes Solux et elle est a été véritablement étonnée par la qualité de l’éclairage.

Les lampes Solux ?

Ces lampes ont été créées il y a deux ou trois ans. Je les ai vues fonctionner au musée de Cologne et je ne l’ai pas reconnu avec ce nouvel éclairage : la collection était vraiment exaltée par ces lampes qui ont une qualité de définition de la lumière exceptionnelle. Elles ont rendu une certaine vérité au Déjeuner sur l’herbe.

Elles reproduisent un peu la lumière du jour ?

Oui, cela ressemble beaucoup à la lumière du jour. Ce n’est pas tellement plus cher que les autres techniques d’éclairage. Le musée d’Essen, qui va rouvrir l’année prochaine dans un nouveau bâtiment, a également opté pour ces lampes. Un certain nombre de musées défendent maintenant ce système, même si je ne sais pas ce qu’on fera après 2016, puisque toutes les lampes halogènes seront interdites à la vente.

Même pour les musées ?

Pour tout le monde. C’est une mesure aveugle prise par la Commission de Bruxelles. Cela devrait être revu au cas par cas parce que les musées ne peuvent pas vivre sans lumière.

Pendant…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.