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Du Trocadéro à l’École Militaire, le nouveau parc Alphonse Allais
Le dernier projet d’Anne Hidalgo est, bien entendu, absurde. C’est une habitude. Si nous ne nous battrons pas contre celui-ci comme nous le faisons contre les autres, c’est pour deux raisons. La première est que tout grotesque qu’il soit, il a au moins le mérite de ne rien détruire, et d’être réversible. La seconde est surtout qu’il a beaucoup de chances de ne pas être mis en œuvre tant il est stupide et décalé par rapport à la réelle politique de la Ville de Paris et aux besoins de ses habitants.
Rappelons de quoi il s’agit : transformer en grand jardin (Central Park parisien ont même dit certains qui n’ont pas peur du ridicule ou qui n’ont jamais mis les pieds à New York) les terrains qui s’étendent de la place du Trocadéro à l’École Militaire (ill. 1). La vidéo publiée par la Ville propose aussi deux édicules très laids placés juste de part et d’autre de la perspective (ill. 2) et des pelouses un peu partout qui remplaceront (pas entièrement d’ailleurs, il y aura des « circulations douces ») la chaussée pour les véhicules motorisés.
Alors qu’Anne Hidalgo met en œuvre une surdensification de la capitale en bétonnant là où se trouvaient des terrains de sport (à Ménilmontant notamment) ou des espaces verts (la place de la République, les Serres d’Auteuil...), elle prétend faire du green-washing avec des projets qui consistent à végétaliser les rues. Ici, il n’est question que de cela. Pour croire une seconde à cette utopie (ou du moins à cette utopie mise en œuvre par la municipalité actuelle) il faut ne pas avoir mis les pieds au Champ-de-Mars depuis des années.