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Close Examination : Fakes, Mistakes and Discoveries
Londres, National Gallery, du 28 juin au 12 septembre 2010.
d’après Pérugin
Le Baptême du Christ
Huile sur toile marouflée sur panneau - 32,5 x 59 cm
Londres, National Gallery
Photo : Didier Rykner
En arrivant à la tête de la National Gallery, Nicholas Penny avait déclaré vouloir limiter les expositions « blockbusters », notamment pour des raisons économiques [1] (voir notre éditorial du 8/3/08).
Après Delaroche (voir l’article), le musée londonien poursuit cette politique en réunissant un nombre limité de tableaux pour illustrer moins le sujet du faux qui retient surtout l’attention de la presse que celui des avancées décisives que permet, pour l’étude d’une œuvre, le recours à la science.
Ce sont donc plusieurs cas traités chacun à la manière d’une exposition-dossier que nous propose la National Gallery, essentiellement à l’aide de ses collections. Quelques œuvres ont été empruntées à d’autres musées mais elles sont rares, ce qui est un peu dommage. Ainsi, l’étude de deux copies du XVIIe siècle d’un tableau de Pérugin, Le Baptême du Christ, l’une attribuée à Sassoferrato (ill. 1), l’autre anonyme, ne permet pas de les voir côte à côte avec l’original, conservé au Musée des Beaux-Arts de Rouen. Il aurait pourtant été intéressant de pouvoir comparer toutes les versions et comprendre pourquoi celles de la National Gallery et de Canterbury ont pu passer tantôt pour originales, tantôt pour des copies du XIXe siècle. Encore plus regrettable, le catalogue, réduit à un petit livret de la collection A Closer Look, est très incomplet et ne traite que d’une quinzaine de dossiers, délaissant plus de la moitié des cas traités ce qui est franchement frustrant et laisse un goût d’inachevé.
Portrait de groupe
Tempera sur panneau - 40,6 x 36,5 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery
L’exposition ouvre sur quelques exemples de faux acquis par le musée…