Contenu abonnés

Edgard Maxence 1871-1954, les dernières fleurs du symbolisme

Catherine Méneux

Nantes, Musée des Beaux-Arts, du 21 mai au 19 septembre 2010.
Douai, Musée de la Chartreuse, du 16 octobre 2010 au 17 janvier 2011

1. Edgard Maxence (1871-1954)
La Famille Roy, 1897
Tempera sur panneau - 64,5 x 25,2 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts.
Photo : A. Guillard
© A.D.A.G.P., Paris, 2010
Voir l´image dans sa page

Tombé dans un relatif oubli après la Seconde guerre mondiale, puis redécouvert par les historiens du « mouvement » symboliste, Edgard Maxence n’avait pas bénéficié jusqu’ici d’une exposition monographique. Le musée des Beaux-Arts de Nantes était alors tout désigné pour mener l’enquête sur cet artiste singulier, portraitiste d’une bonne partie de la bourgeoisie nantaise, qui reste surtout connu pour ses œuvres caractéristiques d’un certain courant de la peinture « fin de siècle ». Fruit du travail de recherches mené par Cyrille Sciama, conservateur chargé des collections du XIXe siècle, l’exposition propose une sélection de 55 œuvres, de 1892 à l’extrême fin de la carrière de l’artiste, qui se déploie sobrement dans le bel écrin de la chapelle de l’Oratoire, attenante au musée des Beaux-Arts. L’espace enveloppant, aux murailles blanches et subtilement éclairées, s’accorde de manière particulièrement heureuse avec l’œuvre de Maxence. De fait, si ce dernier n’a pas ignoré son temps – sa carrière de portraitiste en témoigne -, il est demeuré fidèle à une approche symboliste de l’art tout au long de son existence. L’exposition du musée des Beaux-arts de Nantes, qui se poursuivra au musée de la Chartreuse de Douai, permet alors de mieux saisir la cohérence de son œuvre puisqu’elle évoque sans faux-semblant toute sa carrière, des saisissantes et énigmatiques compositions des années 1890 à la banalité des derniers paysages et natures mortes, en passant par la série inégale des « femmes en prière ». Elle révèle surtout un artiste qui fut d’abord un portraitiste et un décorateur.


2. Edgard Maxence (1871-1954)
L’Ecossais, 1917
Huile sur toile - 208 x 108 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : A. Guillard
© A.D.A.G.P., Paris, 2010
Voir l´image dans sa page


3. Edgard…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.