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Catherine la Grande : un art pour l’Empire. Chefs-d’œuvre du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg

Montréal, Musée des beaux-arts, Pavillon Michal et Renata Hornstein, du 2 février au 7 mai 2006

Cette exposition est la deuxième, après L’invitation au voyage : l’avant-garde française de Gauguin à Matisse (2003), qui témoigne des liens entre le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée des beaux-arts de l’Ontario et le Musée de l’Ermitage, en collaboration avec la Fondation canadienne du musée de l’Ermitage.

1. Alekseï Antropov (1716-1795)
Portrait de l’impératrice Catherine II,
avant 1766
Huile sur toile - 51 x 38 cm
Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Photo : Service de presse
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2. Vigilieus Eriksen (1722-1783)
Portrait de Catherine II devant le miroir,
1762-1764
Huile sur toile - 262,5 x 201,5 cm
Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Photo : Service de presse
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Son titre donne le ton. Il s’agit d’éclairer d’un jour nouveau les affinités artistiques de Catherine, impératrice de toutes les Russies. Soucieuse de justifier un pouvoir qu’elle a usurpé et consciente de l’importance politique des arts, elle les utilise pour asseoir durablement son autorité. Il est question de « Catherine la grande », et non pas de Catherine, deuxième du nom dans la succession des souverains russes, où elle n’aurait pas du figurer, si elle n’avait décidé, en 1762, de renverser l’empereur Pierre III, son époux.

Le carrosse du couronnement des Romanov (cat. 7), sorti de la manufacture des Gobelins dans le premier quart du XVIIIe siècle et utilisé lors du sacre, accueille les visiteurs et ouvre la voie aux réalisations qui vont suivre. Un peu plus loin, quelques portraits introduisent des personnages proches de la nouvelle impératrice, elle-même représentée debout devant le trône par A. Antropov (avant 1766, cat. 6 ; ill. 1) et par F. S. Rokotov (années 1780, cat. 1) ou devant le miroir par V. Eriksen (1762-64, cat. 77 ; ill. 2). Dans un mouvement décidé soulignant son usage du sceptre, d’un nouvel orbe et d’une nouvelle couronne, Catherine, le regard bienveillant, se proclame la continuatrice de Pierre le…

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