Contenu abonnés

Carlo Sarrabezolles. De l’esquisse au colossal

Jacques Foucart

Roubaix, la Piscine – Musée d’art André Diligent, du 21 juin au 21 septembre 2008
Reims, Musée des Beaux-Arts, du 17 octobre 2008 au 25 janvier 2009
Paris, square de Vergennes, du 10 février au 30 mai 2009.

Elle a lieu actuellement à Mont-de-Marsan, Musée Despiau-Wlérick, du 26 juin au 20 septembre 2009 et ira enfin à Chambéry, Musée savoisien, du 15 octobre 2009 au 15 janvier 2010

Parmi tant et tant d’expositions – cette inextinguible déferlante sur laquelle il faudra bien un jour s’interroger : dépenses, utilité, dangers immédiats pour les œuvres et à long terme pour la bonne survie du patrimoine –, distinguons au moins celles qui apportent un peu d’inédit et qui se légitiment sinon se justifient par une sérieuse publication, de quoi rentrer dans le vertueux espace d’un développement culturel durable : ô ce mot-clé ! Tel est le cas, nous semble-t-il, de l’exposition circulante – de 2008 à 2010 – organisée en l’honneur du sculpteur Carlo Sarrabezolles (Toulouse 1888 – Paris 1971) et clairement sous-titrée : « de l’esquisse au colossal ». Elle fait suite à une monographie du plus évident mérite qui, parue chez Somogy en 2002 [1], pouvait déjà proposer par les efforts conjoints de Geneviève Appert-Sarrabezolles, fille de l’artiste, et de Claire Schmidt, auteur d’un travail universitaire sur le sujet (en 1986) [2], le catalogue, largement illustré bien sûr [3], de l’œuvre de ce grand et étonnant sculpteur du premier XXe siècle, l’« héroïque tailleur de pierre et de béton » [4] célébré, à l’Université, par Bruno Foucart et par Paul-Louis Rinuy puis accueilli dans quelques lucides musées (Boulogne-Billancourt, Poitiers, Roubaix, Mont-de-Marsan, Chambéry) grâce à la générosité de la famille Sarrabezolles.

1. Carlo Sarrabezolles (1888-1971)
Monument à la mémoire des agents du
métropolitain morts pour la France
, 1931
Granit noir - 400 x 860 cm
Paris, Station de métro Richelieu-Drouot
Photo : Didier Rykner.
Voir l´image dans sa page

Comment ne pas revenir sur la singularité de ce surprenant, paradoxal sculpteur, rival en un sens de Gaudi et des artistes khmers par le gigantisme (provocant ?) de ses reliefs, qui rêvait d’architecture – sculptures architecturées ou architectures sculptées ? -, au point de projeter (en 1932) la réalisation d’une Victoire ailée de cent mètres de haut [5] ou celle d’un ahurissant Saint Christophe en 1926 [6] dont…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.