Un Autoportrait au luth d’Artemisia Gentileschi acquis par Hartford


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Artemisia Gentileschi (1593-1654)
Autoportrait au luth, vers 1617-1618
Huile sur toile - 65,5 x 50,2 cm
Hartford, Wadsworth Atheneum
Photo : Wasworth Atheneum

3/4/14 - Acquisition - Hartford, Wadsworth Atheneum - L’Atheneum Museum a acheté, par l’intermédiaire de Christie’s New York, un Autoportrait au luth d’Artemisia Gentileschi. Si les tableaux attribués à cet artiste font souvent l’objet de débats entre les différents spécialistes, celui-ci, redécouvert en 1998, semble faire l’unanimité autour de lui. Il a été publié par Gianni Papi en 2000 et a figuré dans la rétrospective de 2011 et 2012 à Milan et à Paris au Musée Maillol par Roberto Contini et Francesco Solinas. Il s’agit d’une œuvre peinte vers 1617-1618 pendant le séjour d’Artemisia à Florence, peut-être une commande de Côme II de Médicis, mentionnée en 1638 dans l’inventaire de la villa médicéenne d’Artimino où elle est décrite comme « le portrait d’Artimisia [sic] de sa main qui joue du luth ». Les dimensions correspondent parfaitement.

Les joueurs ou joueuses de luth sont des classiques de la peinture caravagesque. Pour ne citer que des acquisitions récentes dont nous avons parlé sur ce site, on peut prendre pour exemple le Valentin de Boulogne acquis par le Met en 2008, le Ter Brugghen entré en 2010 au Fitzwilliam Museum ou le Honthorst acheté l’an dernier par Montréal. On connaît au moins un autre tableau sûr d’Artemisia représentant ce sujet, conservé à la Galleria Spada à Rome, parfois considéré comme une Sainte Cécile, tandis que l’exposition du Musée Maillol montrait deux autres joueuses de luth dont l’attribution n’était cependant pas certaine. L’autoportrait le plus célèbre de l’artiste est celui des collections royales britanniques où elle se représente en allégorie de la peinture.

L’œuvre ne sera pas accrochée avant l’année prochaine avec la collection de peintures européennes lors de la réouverture du Morgan Memorial Building qui fait actuellement l’objet de travaux de rénovation. Elle a pu être acquise grâce à un fonds de dotation créé à partir du don récent par Charles H. Schwartz de 9,6 millions de dollars.

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Didier Rykner, jeudi 3 avril 2014





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