Royaume-Uni : une souscription lancée pour Van Dyck, une souscription réussie pour Stubbs


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1. Anthony Van Dyck (1599-1641)
Autoportrait, vers 1640-1641
Huile sur toile - 59,7 x 47,3 cm
Londres, Philippe Mould Gallery
Photo : National Portrait Gallery

11/12/13 - Souscription et Acquisitions - Londres, National Portrait Gallery et National Maritime Museum - Resté dans la famille des comtes de Jersey depuis le XVIIIe siècle, le tableau fit grand bruit lorsqu’il fut mis en vente par Sotheby’s en 2009, atteignant un prix record pour l’artiste : 8,3 millions de livres. Deux marchands anglais et américain - Philip Mould et Alfred Bader - s’étaient alors associés pour emporter les enchères.
Aujourd’hui encore, l’Angleterre s’émeut pour cet autoportrait que Van Dyck peignit un an avant sa mort, alors qu’il se trouvait à la cour de Charles Ier. Car l’œuvre a trouvé acquéreur, un collectionneur privé étranger.
Une souscription a donc été lancée fin novembre, accompagnée d’une interdiction temporaire de sortie de territoire, afin de réunir la somme nécessaire à son acquisition, non seulement pour que l’autoportrait ne quitte pas l’Angleterre, mais pour qu’il devienne visible de tous, exposé à la National Portrait Gallery. Il s’agit aujourd’hui de réunir 12,5 millions de livres. L’Art Fund a déjà assuré 500 000 livres, tandis que la National Portrait Gallery a puisé 700 000 livres dans ses propres fonds. Le but est de trouver avant février une somme suffisamment conséquente pour que le ministre de la Culture, Ed Vaizy, prolonge l’interdiction de sortie du territoire.

L’œuvre, qui est actuellement présentée à la National Portrait Gallery, est l’un des trois autoportraits que Van Dyck peignit en Angleterre. Un autre se trouve au Prado, le troisième est entre les mains du duc de Westminster. Le cadre somptueux est doté d’un tournesol, motif associé à l’artiste que l’on retrouve dans un autre autoportrait. On ne sait s’il fut réalisé plus tard, de récentes études suggèrent cependant que Van Dyck aurait participé à sa conception.


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2. George Stubbs (1724-1806)
Kangourou de Nouvelle Hollande, 1772
Huile sur panneau - 60,5 x 71,5 cm
Londres, National Maritime Museum
Photo : Art Fund
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3. George Stubbs (1724-1806)
Dingo, 1772
Huile sur panneau - 61 x 71 cm
Londres, National Maritime Museum
Photo : Art Fund

Plusieurs œuvres ont été récemment conservées sur le sol anglais grâce à des souscriptions. Signalons à cette occasion que celle concernant les deux tableaux de George Stubbs représentant un kangourou et un dingo, qui avait été lancée plus tôt cette année (voir la brève du 16/8/13) a finalement été un succès, les œuvres faisant désormais partie des collections du National Maritime Museum de Greenwich. L’année dernière, le Fitzwilliam pouvait aussi acquérir L’Extrême-Onction de Poussin et l’Ashmolean Museum d’Oxford achetait Le Portrait de Fanny Claus de Manet.

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Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mercredi 11 décembre 2013





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