Parcours dans les galeries dans le sillage du Salon du Dessin


27/3/17 - Marché de l’art - Paris - L’image est petite, mais d’une force incroyable (ill. 1). Elle contient tout ce que le romantisme français peut produire de plus puissant, et pourtant elle n’est due ni à Géricault, ni à Delacroix, mais à Eugène Isabey dont on sait qu’il parvient parfois à réaliser de véritables chefs-d’œuvre (rappelons-nous, par exemple, une acquisition récente du Musée de Montréal - voir la brève du 18/3/13). Cette gouache et aquarelle montrant un orage en mer s’est vendue, évidemment, immédiatement dans l’exposition de la Nouvelle Athènes qui, une fois de plus, est très réussie. On notera que la galerie, tout en restant très majoritairement dédiée au XIXe, s’ouvre au XVIIIe siècle, avec notamment une très belle sanguine du sculpteur André Lebrun représentant une Vestale. Le catalogue se trouve ici.


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1. Eugène Isabey (1803-1886)
Orage en mer, vers 1850-55
Gouache, aquarelle et encre - 13,5 x 24,5 cm
Galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
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2. Sebastiano Conca (1680-1764)
Apollon greffant un laurier sous la Gloire
Plume, encre brune, lavis brun-mauve
et rehauts de blanc - 43,4 x 40,4 cm
Nicolas Schwed
Photo : Nicolas Schwed
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Nous avons choisi pour cette promenade dans les galeries en marge du Salon du Dessin de ne parler que de celles qui ont fait l’effort de publier un catalogue. C’est, comme toujours, le cas de Nicolas Schwed qui proposait de nombreux dessins anciens dont quelques-uns ne sont déjà plus visibles mais ont été remplacés par d’autres. Nous reproduisons ici une grande feuille de Sebastiano Conca représentant Le Jugement de Midas (ill. 2).

Nous n’avons malheureusement pas pu voir les tableaux qu’ont publiés dans un catalogue, avec les dessins qu’ils exposaient au Salon, Emmanuel et Laurie Marty de Cambiaire. On se contentera de signaler l’existence de cet ouvrage, disponible en ligne.
Non loin de leur galerie qui se trouve place Vendôme, celle d’Alexis Bordes, rue de la Paix, présentait elle aussi des dessins et des tableaux et son catalogue est également disponible ici. Nous retiendrons une feuille du vénitien Andrea Schiavone, représentant La Sainte famille avec sain Jean-Baptiste (ill. 3).


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3. Andrea Meldolla, dit Schiavone (1510/1515-1563)
La Sainte Famille avec saint Jean-Baptiste, vers 1545
Plume et encre brune, lavis brun - 11,4 x 9,5 cm
Galerie Alexis Bordes
Photo : Galerie Alexis Bordes
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4. Jean Veber (1864-1928)
La Légende de Noël, 1904
Huile sur panneau - 55,5 x 41 cm
Galerie Mathieu Néouze
Photo : Galerie Mathieu Néouze
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Dans le quartier Drouot, on pourra faire une visite chez Mathieu Neouze qui, outre sa participation au Salon du Dessin, présente une exposition dédiée à Jean Veber1. Nous avions rencontré cet artiste à Rennes, dans l’exposition sur les tapisseries du Parlement (voir l’article), où était présentées des esquisses pour des tapisseries à sujet de contes de fée. On y verra des dessins et des tableaux qui témoignent d’une même inspiration, un réalisme un peu caricatural teinté de naïveté, le tout baignant dans une atmosphère fantastique. En témoigne, par exemple, La Nuit de Noël (ill. 4).


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5. Alphonse Legros (1837-1911)
Alessandro di Marco en habit ecclésiastique,
vers 1865
Mine de plomb - 27,9 x 22,3 cm
Galerie Ambroise Duchemin
Photo : Galerie Ambroise Duchemin
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Nous conclurons ce parcours non loin de la Bibliothèque nationale, rue de Louvois, dans la galerie Duchemin, non pas pour y voir des œuvres proposées par Hubert Duchemin, mais par son fils Ambroise dont le catalogue (en ligne ici) montre plusieurs jolies choses, parmi lesquelles nous retiendrons une belle feuille d’Alphonse Legros, représentant Alessandro di Marco en habit ecclésiastique, qui ressemble beaucoup à un dessin de Chassériau.


Didier Rykner, lundi 27 mars 2017


Notes

1Le catalogue est publié en PDF, mais pas disponible sur internet, il faut le demander au galeriste.





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