Oublier Rodin Contenu abonnés


Paris, Musée d’Orsay, du 10 mars au 31 mai 2009.
Madrid, Fundación Mepfra, du 23 juin au 4 octobre 2009.

JPEG - 22.8 ko
1. Wilhelm Lehmbruck (1881-1919)
L’Agenouillée, 1911
Bronze
Succesion Lehmbruck
Photo : Christian Baraja
Voir l'image dans sa page

Oublier Rodin. Au risque de paraître un peu provocateur, disons qu’il s’agit d’une excellente idée. Car la figure de l’artiste est tellement écrasante dans l’esprit du public et des musées qu’on a parfois l’impression qu’il n’y a personne d’autre que lui. Cette suprématie, pour être honnête, lui a été reconnue très tôt puisque le problème des sculpteurs du début du XXe siècle, comme le rappelle Catherine Chevillot, commissaire de cette exposition, dans son introduction, c’était Rodin. Rodin par rapport auquel il fallait se situer. Rodin qui, peu ou prou, les influença tous.

Cette exposition foisonnante qui ne traite cependant que d’une très courte période (en gros, 1905-1918, même si certaines œuvres font exception), a au moins deux autres angles d’attaque que celui de la réaction à Rodin. Elle cherche (et réussit) à montrer que pendant cette courte période il n’y avait pas l’avant-garde contre les autres, mais des recherches souvent parallèles qui, si elles divergèrent vite, ne doivent pas être ignorées. Les comparaisons entre certaines œuvres d’artistes que l’on songe plus à opposer qu’à rapprocher est ainsi très éclairante. L’autre point fort qui parcourt la présentation, est l’omniprésence d’un statuaire très peu connu en France bien qu’il s’agisse d’un des plus grands de l’époque, l’allemand Wilhelm Lehmbruck (ill. 1). On a pu lire ça et là que, faute d’avoir pu faire une rétrospective de ce sculpteur, on a trouvé ce biais pour l’exposer à Paris. Cette thèse est réfutée par la responsable de l’exposition, et d’ailleurs peu importe. Ce n’est pas une mauvaise idée de s’être focalisé sur celui-ci, non seulement parce que cela permet au public parisien de le découvrir, mais aussi parce qu’il résume bien toutes les tensions auxquelles étaient soumis les artistes à cette époque, partagés entre diverses voies possibles.

Le jeu des…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Trois maîtres du dessin. Philippe de Champaigne, Jean-Baptiste de Champaigne, Nicolas de Plattemontagne

Article suivant dans Expositions : Collection particulière