Trois maîtres du dessin. Philippe de Champaigne, Jean-Baptiste de Champaigne, Nicolas de Plattemontagne Contenu abonnés


Magny-les-Hameaux, Musée national de Port-Royal-des-Champs, du 25 mars au 29 juin 2009.

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1. Georges Lallemant (1580-1636)
Sainte Geneviève
Pierre noire, lavis brun, plume
et encre brune - 28 x 21,2 cm
Paris, musée du Louvre
Photo : D. R.
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Après l’exposition d’Evreux consacrée à Jean-Baptiste de Champaigne et Nicolas de Plattemontagne (voir l’article), après la rétrospective Philippe de Champaigne à Lille (voir l’article), le Musée de Port-Royal se consacre à son tour à ces trois artistes en montrant leurs œuvres graphiques. Fait remarquable : plutôt que de publier un ouvrage ne reprenant que les feuilles exposées, la RMN a choisi d’éditer à cette occasion le catalogue complet de leurs dessins. Ce travail, dû à une jeune historienne de l’art, Frédérique Lanoë, sous la direction scientifique de Pierre Rosenberg, est exemplaire en tous points. Les notices parfaitement documentées, les nombreuses illustrations de comparaison et les annexes conformes à ce que l’on attend d’un tel ouvrage (notamment une liste des œuvres refusées), font de ce livre une référence.

L’exposition se répartit simplement en trois sections, une par dessinateur. Si cette présentation permet de restituer une cohérence à la production de chacun d’entre eux, il est dommage de ne pas avoir parfois cherché à rapprocher certaines feuilles les unes des autres, en particulier celles de Philippe de Champaigne et de son neveu. Cela aurait permis de mieux juger quelques-unes des propositions nouvelles émises à cette occasion.
Dès le premier numéro, une remarquable découverte nous est proposée. Il s’agit d’un dessin de Georges Lallemant (ill. 1) que Frédérique Lanoë a retrouvé au Louvre parmi les anonymes flamands du XVIIe siècle, représentant Sainte Geneviève. L’attribution, irréfutable, est d’autant plus intéressante que cette feuille est préparatoire à l’un des premiers tableaux auquel est attaché le nom de Philippe de Champaigne, dû à sa collaboration avec Lallemant lorsqu’il était dans l’atelier de ce peintre. Cette œuvre confirme ce que l’on savait par Guillet de Saint-Georges, à savoir que Champaigne avait travaillé d’après les dessins de son maître.


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2. Philippe de Champaigne (1602-1674)
Etude pour la Charité
Sanguine - 12,6 x 96 cm
Paris, Institut néerlandais
Photo : D. R.
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3. Philippe de Champaigne (1602-1674)
Etude pour une figure féminine
se tournant vers la droite

Pierre noire, rehauts de craie blanche,
sanguine - 26,3 x 17,3 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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La connaissance du style de dessinateur de Philippe de Champaigne est véritablement enrichie par cette exposition. Une sanguine préparatoire (ill. 2 ; cat. 19) pour la Charité du Musée des Beaux-Arts de Lille est à cet égard passionnante à étudier. L’œuvre définitive a été fortement discutée depuis que Bernard Dorival l’avait refusée à Champaigne pour l’attribuer à Lucas Franchoys, ce que le spécialiste de cet artiste refuse. Présentée dans la rétrospective de Lille, cette allégorie semble faire maintenant…

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