Le portrait d’une femme par Richard Wilson entre au musée de Cardiff


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Richard Wilson (1714 - 1782)
Portrait d’une femme, vers 1750
Huile sur toile - 127,8 x 101,7 cm
Cardiff, National Museum of Wales
Photo : National Museum of Wales
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27/7/17 - Acquisition - Cardiff, National Museum Wales - Connu pour ses paysages que l’on rapproche souvent de ceux d’un Claude Gellée, Richard Wilson s’imposa d’abord comme portraitiste, formé auprès de Thomas Wright. C’est son voyage en Italie entre 1750 et 1757 qui lui fit délaisser un genre au profit de l’autre.
Le National Museum Wales a récemment acheté un tableau témoin de ses débuts : peint autour de 1750, il s’agit du portrait d’une femme dont l’identité n’est pas certaine. Passé sur le marché de l’art à plusieurs reprises, il a finalement été acquis auprès d’un collectionneur privé avec l’aide financière de The Art Fund. Il rejoint dans les collections le portrait d’une autre femme, la Demoiselle d’honneur, et de plusieurs hommes quant à eux clairement identifiés. Le musée conserve la plus grande collection d’œuvres de Richard Wilson qui fit certes une grande partie de sa carrière à Londres et fut l’un des membres fondateurs de la Royal Academy en 1768, mais était originaire du Pays de Galles.

Peut-être faut-il reconnaître ici Miss Mary Jenkins (1731-1790), Richards Wilson ayant peint la même année la sœur de celle-ci, Elizabeth ; la famille Jenkins possédait Priston Manor, dans le Somerset. Il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’un portrait de mariage, conçu en pendant avec celui du mari de la jeune femme ; la fleur qu’elle a en main serait alors un symbole de fidélité.
Elle se tient assise de trois-quarts, dans un intérieur relativement neutre, presque sévère s’il n’y avait pas ce grand fauteuil rouge. Une source de lumière venue de la gauche illumine son teint pâle nuancé de rose, mis en valeur à la fois par la blancheur de l’hermine qui entoure son cou et le noir de sa robe égayée de trois nœuds colorés. Sa posture a une élégance nonchalante, notamment dans la manière dont ses mains reposent sur ses genoux. On retrouve ce relatif abandon dans un portrait d’homme également peint par Wilson en 1750, présenté lui aussi assis et de trois-quarts, les jambes croisées, le bras par dessus le dossier de la chaise : Sir Edward Lloyd.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, vendredi 28 juillet 2017





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