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Le musée de Stockholm acquiert trois tableaux de Louis Gurlitt


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1. Louis Gurlitt (1812–1897)
Autoportrait, 1833
Huile sur toile - 24,5 x 18,2 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Cecilia Heisser/Nationalmuseum
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3/7/17 - Acquisition - Stockholm, Nationalmuseum - Peintre germano-danois, Louis Gurlitt (1812-1897) fut un temps évincé de l’histoire de l’art du Danemark, bien qu’il fût une figure majeure de son âge d’or. Son tort est d’avoir choisi le camp de l’Allemagne lors des conflits de 1848 et 1864. Il naquit en effet à Alton, à l’ouest de Hambourg, qui appartenait à la couronne danoise avant de devenir prussienne. En 1864, la guerre des duchés opposa la Prusse et l’Autriche au Danemark pour la possession des duchés de Slesvig, de Holstein et de Lauenburg, sur lesquels régnait le roi de Danemark.

Le Nationalmuseum de Stockholm a acheté trois peintures de Gurlitt : un autoportrait et deux paysages.
Le premier, peint en 1833, a été adjugé 10 400 euros lors de la vente Artcurial organisée le 11 octobre 2016 à Paris (ill. 1). Âgé de 21 ans, il se présente en peintre, sa palette à la main, une robe de chambre verte par-dessus son habit, nonchalamment appuyé sur le dos d’un fauteuil.
Gurlitt se forma à Copenhague, à l’Académie royale où enseignait Eckersberg qui encourageait la peinture en plein air et imposa le paysage comme un sujet en soi (voir l’article). L’artiste peignit des paysages typiquement danois, chutes d’eau, fjord ou plus tard les fameuses falaises de Møn, mais il voyagea aussi beaucoup, à Munich tout d’abord, en 1836-1837, où il regarda les peintres allemands. C’est de cette époque que date le paysage de Berchtesgaden dans les Alpes bavaroises(ill. 2) acquis dans une vente de Bruun Rasmussen au début de l’année 2017 : un vieux moulin dans un paysage verdoyant, subtilement nuancé par des alternances d’ombre et de lumière.


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2. Louis Gurlitt (1812–1897)
Paysage avec moulin 1836
Huile sur toile - 40 x 56 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Cecilia Heisser/Nationalmuseum
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3. Louis Gurlitt (1812–97),
Marina Piccola, Capri, 1844
Huile sur toile
Stockholm, Nationalmuseum
Linn Ahlgren/Nationalmuseum
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Il retourna à Copenhague où en 1840 il fut fait membre de l’Académie royale des Beaux-Arts, avec pour morceau de réception un paysage de Silkeborg à Jutland.
Il séjourna ensuite à Rome et à Naples entre 1843 et 1847, peignant notamment la Marina Piccola de Capri, et c’est l’une des versions en atelier peinte à Rome en 1844 que le musée a récemment achetée à un marchand de Copenhague, James Bauerle (ill. 3). Elle est à rapprocher d’une composition plus grande dans laquelle il adopte le même point de vue, mais pas la même lumière. Capri inspira nombre de compatriotes danois de Gurlitt, tels que Christen Købke, Fritz Petzholdt et Constanin Hansen.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, lundi 3 juillet 2017





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