La rue des Carmes : un quartier ancien menacé de démolition à Orléans


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1. Orléans après les destructions de la
Seconde Guerre mondiale
A droite, l’entrée de la rue des Carmes
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Il est dommage que la rue des Carmes à Orléans n’ait pas été détruite par les incendies provoqués par les bombes allemandes en 1940 ou les bombardements alliés de 1944 (ill. 1). Cela aurait permis une fois pour toute, au moment de la reconstruction, d’élargir cette rue afin qu’elle puisse, au début du XXIe siècle, faire passer à la fois le tramway ET les voitures. Heureusement, le maire d’Orléans Serge Grouard et son adjoint à l’urbanisme Olivier Carré, tous deux également députés, sont là pour terminer ce que les Allemands sottement n’ont pas fait.

Car si l’on pouvait croire il y a encore quelques années que le vandalisme des années 1960-1970 était définitivement derrière nous, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien. L’air du temps n’est pas bon pour le patrimoine. Un maire qui, il y a à peine trois ans (le 4 février 2008 exactement), signait la mise en place d’une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager1 s’assoit aujourd’hui joyeusement sur le règlement mis en place avec son accord. Nous avons parlé plusieurs fois de la suppression de l’avis conforme des Architectes des Bâtiments de France et nous renvoyons à nos articles sur ce sujet. Cette récente et dramatique modification du code du patrimoine est due à l’activisme de quelques députés, dont Serge Grouard et Olivier Carré n’ont pas été les moins efficaces. Les nouvelles règles, qui s’appliqueront aussi bien aux ZPPAUP qu’aux AVAP nouvellement créées (Aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine), vont laisser la voie à peu près libre aux maires qui veulent passer outre aux avis des ABF et saccager leur ville (voir l’article).


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2. Ancien Hôtel-Dieu d’Orléans
détruit en 1845-1846
Gravure
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Orléans est sans doute une cité maudite pour le patrimoine. Car le vandalisme municipal y a sévi à plusieurs périodes et déjà sous Louis-Philippe, en 1845-1846. C’est en effet à cette époque, malgré l’intervention de Prosper Mérimée, que le maire Louis-Henri-Hippolyte Lacave et le conseil municipal firent détruire l’Hôtel-Dieu reconstruit en 15132 (ill. 2), un acte stigmatisé par beaucoup, dont Viollet-le-Duc dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle3. Dans les années 60, c’est le maire Roger Secrétain qui fait détruire la grande Poste qui avait survécu aux bombardements, et raser le quartier ancien de La Charpenterie.
Demain, l’histoire risque de se reproduire, avec la destruction d’une partie de la rue des Carmes.


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3. Entrée de la rue des Carmes, Orléans
A gauche, immeubles de la reconstruction
Au fond à gauche, et à droite,
parties anciennes de la rue
Photo : Didier Rykner
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4. Rue des Carmes, Orléans
A gauche, le côté devant être détruit
Photo : Didier Rykner
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5. Vue des maisons devant être détruites
rue des Carmes, Orléans
Photo : Didier Rykner
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De quoi s’agit-il au juste ? Cette voie, qui se trouve au centre d’Orléans, jouxte immédiatement la zone dite de reconstruction, où les destructions de la Seconde Guerre mondiale ont été les plus importantes. Le début de la rue, au sud, telle qu’elle se présente aujourd’hui, a d’ailleurs disparu pendant le conflit et les immeubles ont été reconstruits après 1945 en retrait par rapport au niveau initial comme on le voit sur l’illustration 3. Le projet de la mairie consiste à aligner la rue, sur le côté impair (à gauche sur la photo 4), en détruisant l’ensemble des maisons, sur une largeur de 120 mètres et une profondeur allant jusqu’à 40 m à certains endroits (ill. 4). Il faut s’élever pour bien comprendre l’étendue des destructions projetées. Cette vue des toits (ill. 5) est prise d’un immeuble situé rue Stanislas Julien, incluse dans la zone à démolir et qui la borde sur le côté ouest. Toutes les maisons que l’on voit sur cette photo seront détruites !


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6. Cave voûtée d’ogives du XIIIe siècle
avec un puits de la même époque
Rue des Carmes, Orléans
Photo : Didier Rykner
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7. Escalier vers 1540
Fond de cour 55, rue des Carmes
Photo : Didier Rykner
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8. Escalier du XVIIIe siècle
59, rue des Carmes
Photo : Association Aux Carmes Citoyens
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Aucune, pourtant, n’est postérieure au XVIIIe siècle. La rue des Carmes existait déjà au XIIIe. Les caves voûtées d’ogives datent de cette période (ill. 6), on y trouve des escaliers du XVIe (ill. 7) au XVIIIe siècle (ill. 8). Toutes les habitations devant disparaître ont été construites entre le XVe et le XVIIIe siècle et au moins six sont à pan de bois (ill. 9). Les maisons construites à pans de bois sont en effet particulièrement nombreuses à Orléans, du XVe au XVIIIe siècle, et jusqu’au début du XIXe siècle. Leur usage fut théoriquement interdit en 1839. Le rapport de présentation de la ZPPAUP consacre pas moins de 17 pages à cette question. A partir du XIXe siècle, les façades anciennes furent progressivement masqués par des enduits ou du ciment. Si leur aspect peut sembler parfois banal, il n’en est en fait rien. Les structures et les façades anciennes subsistent sous les revêtements. Pour comprendre ce qu’était et ce que pourrait redevenir cette voie, il suffit de se promener rue de Bourgogne, qui n’est autre que le prolongement de la rue des Carmes de l’autre côté de la zone de la reconstruction.


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9. 67, rue des Carmes, Orléans
Maison à pan de bois
(cachée par l’enduit)
Promise à la démolition
Photo : Didier Rykner
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10. Maison à pan de bois
Rue de Bourgogne, Orléans
Photo : Didier Rykner
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Un grand nombre de maisons y ont été restaurées dans l’état historique le mieux conservé. Il ne s’agit pas là de reconstructions abusives, mais bien de restaurations au plus près de ce qui pouvait exister. Les enduits grisâtres ont été enlevés pour révéler les pans de bois là où ceux-ci devaient apparaître à l’origine (ill. 10 à 12). La rue a retrouvé un cachet historique qui n’est pas factice. Si l’on détruit la rue des Carmes, ce seront donc des maisons analogues à celles que l’on voit sur nos photos qui disparaîtront définitivement. Il ne s’agit pas ici de défendre à tous crins des maisons parce qu’elles sont vieilles, mais bien parce qu’elles sont belles, qu’elles ont un intérêt historique et artistique, sans compter celui qu’elle peuvent avoir pour les touristes qui visitent la ville.


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11. 277, rue de Bourgogne
Avant restauration
Photo : Association Aux Carmes Citoyens
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12. 277, rue de Bourgogne
Après restauration
Photo : Association Aux Carmes Citoyens
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Peut-on encore, en 2010, détruire la moitié d’une rue d’un quartier ancien (une trentaine de maisons au total, dont dix-sept sur la rue) pour faire passer des voitures au cœur d’une zone protégée, comme à l’époque du pompidolisme triomphant ? Fort curieusement, le ministre de la Culture, théoriquement en charge de la protection du patrimoine, semblait penser que oui lorsqu’il rédigea le 24 août 2010 un courrier à destination du préfet du Loiret pour lui dire qu’il donnait un avis favorable à la demande du député-maire « sur la demande d’utilité publique de la ZAC Carmes-Madeleine », « sous réserve de la mise en œuvre d’un certain nombre de prescriptions » explicitées dans un courrier adressé concomitamment au maire Serge Grouard.
Sans aucun doute, cet avis favorable n’avait aucun rapport avec le fait qu’il était demandé par deux députés de l’UMP fort bien en cours auprès de Matignon. Frédéric Mitterrand ne s’est pas grandi en écrivant ce courrier, qui par ailleurs le discrédite complètement sur deux points.
Premièrement, les « prescriptions » dont le ministre indique qu’elles sont issues des constatations faites par Philippe Bélaval, directeur des patrimoines, qui s’est rendu sur place, et « de l’ensemble des pièces qui [lui] ont été soumises » ne sont, en réalité, que les concessions que le maire avait lui-même proposées. Les restrictions que Frédéric Mitterrand fait semblant d’imposer pour amadouer les défenseurs du patrimoine ne sont donc que les propositions du maire lui-même pour relativiser les démolitions. Comment prouver de plus belle manière que le ministère se couche devant les intérêts locaux ? En signalant, et c’est notre second point, que le ministre a osé donner un avis favorable à une déclaration d’utilité publique avant même que l’enquête n’ait commencé.

Quelles sont, d’ailleurs, ces prescriptions ? Elles sont au nombre de quatre qui doivent être analysées dans le détail :

- « parmi les immeubles susceptibles d’être concernés par l’alignement de la rue des Carmes4, deux d’entre eux, nettement plus remarquables (numéros 45 et 59) ont fait l’objet d’une instance de protection ; je souhaite que les façades de ces immeubles puissent être remontées et mises en valeur dans le cadre du nouvel aménagement de la rue »


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13. Benoit Lebrun (1754-1819)
Immeuble du 45, rue des Carmes
Photo : Didier Rykner
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14. 59, rue des Carmes, Orléans
Maison du XVIe siècle
Photo : Didier Rykner
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Ce que propose donc le ministre, c’est de détruire deux immeubles qu’il prétend « protéger » pour en remonter les façades à un endroit différent ; soit réaliser une belle opération de façadisme. Il faut savoir que l’instance de protection, demandée par leur propriétaire, concerne la totalité des immeubles, et que ces requêtes ont été acceptées par la délégation permanente de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites ; les dossiers sont pour l’instant bloqués au niveau du préfet. La première des deux maisons (ill. 13) date de 1794 et ses qualités sont évidentes malgré la saleté des enduits. Il s’agit d’un bâtiment construit par Benoit Lebrun, architecte et ancien maire d’Orléans. Ce dernier est également l’auteur de l’ancien théâtre d’Orléans, épargné par la guerre mais détruit dans les années 1970, par la ville d’Orléans, à l’exception de la façade, pour y construire la mairie... La volonté de conserver5 le 59 (ill. 14) dont l’aspect est, pour le moment, ingrat, vaut aveu. En reconnaissant son importance, ils admettent que toutes les maisons de la rue, actuellement dans un état comparable, retrouveront leur caractère après réhabilitation.

- « l’alignement conduira au dégagement d’immeubles dignes d’intérêt, organisés autour de cours d’un grand intérêt. Je souhaite que dans le cadre de cet aménagement, ces objets fassent l’objet de la part de la ville d’une rénovation et d’une mise en valeur susceptibles de les remettre à leur vraie place dans le patrimoine urbain du quartier ».

Cette prescription est réellement extraordinaire : on apprend ainsi qu’en détruisant des immeubles qu’on suppose sans intérêt (puisqu’on les détruit), on va retrouver par miracle juste à leurs côtés d’autres « immeubles dignes d’intérêt » et même des « cours d’un grand intérêt ». On en conclurait presque qu’il est urgent de « dégager » ces ensembles intéressants en supprimant les horribles verrues qui les entourent. Comment ne pas voir le grotesque de cette affirmation. C’est bien l’ensemble de ces maisons et de ces cours qui ont un grand intérêt.

- « il est manifeste que la chapelle de l’Hôpital Madeleine, monument classé d’un exceptionnel intérêt architectural, constitue l’élément patrimonial le plus remarquable de la zone. Il me paraitrait heureux qu’il puisse faire l’objet, à l’occasion de l’aménagement projeté, de travaux de rénovation de la part de la ville […] »


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15. Jacques V Gabriel (1667-1742) et
Thuillier
Chapelle de l’hôpital d’Orléans
Photo : Didier Rykner
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Cette chapelle (ill. 15), effectivement un monument historique d’intérêt majeur, construite au XVIIIe siècle par Jacques V Gabriel et terminée au XIXe par l’architecte Thuillier, est en très mauvais état (et fermée au public). On admirera la vigueur de la demande (« il me paraitrait heureux… ») Mais la restauration de cette chapelle ne peut être demandée en compensation de la destruction de la rue. Elle s’impose, au Centre Hospitalier Régional d’Orléans comme à la mairie (Serge Grouard est président du conseil d’administration du CHRO) et au ministère de la Culture, car il s’agit d’un monument classé dont l’entretien est obligatoire d’après le code du patrimoine.

- « enfin, et de manière plus générale, il me semble que l’opération doit être conduite avec le souci constant de mise en valeur des éléments patrimoniaux du secteur, notamment autour de l’église Notre-Dame-de-Recouvrance. Je suis confiant, au vu des réalisations déjà effectuées, sur votre volonté et sur la capacité de la municipalité à prendre en compte ces éléments. »

Cette prescription, avoir « le souci constant de mise en valeur des éléments patrimoniaux » d’un secteur dans lequel on va détruire une surface au sol de plusieurs milliers de m2 d’immeubles anciens, se passe de commentaires. La confiance du ministre est presque touchante.

Le 15 septembre 2010, Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret et ancien maire d’Orléans, interrogeait le ministre de la Culture sur cette opération des Carmes, rappelant que les destructions prévues se trouvaient dans une ZPPAUP et dans un secteur par ailleurs classé au Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO et s’étonnant que l’autorisation de déclaration d’utilité publique ait été accordée avant le résultat de l’enquête publique, comme si celle-ci était inutile.
La réponse apportée le 2 novembre par Frédéric Mitterrand montre un recul de ce dernier. Il affirme en effet qu’il « a donné instruction à M. le préfet de région d’engager [la procédure d’enquête d’utilité publique] [et qu’] il va de soi que cette décision n’emportait aucun préjugement de l’utilité publique du projet de ZAC6 » Jean-Pierre Sueur s’empressa alors de publier un communiqué affirmant considérer comme positif que le ministre ait déclaré qu’il ne préjugeait pas de l’utilité publique du projet de ZAC. Il rappelait aussi qu’aucune instruction du ministère n’était nécessaire pour « engager » la procédure d’utilité publique.

Le sénateur du Loiret affirme par ailleurs qu’il ne peut y avoir aucun intérêt public à détruire les maisons de la rue des Carmes puisque la rue, sur ce tronçon, peut fort bien être piétonnière. Il a entièrement raison. Actuellement, du fait des travaux, cette rue est déjà piétonnière, et la grande majorité des riverains comme des commerçants, nous avons pu le constater, est favorable à ce qu’elle reste ainsi. Comme on ne peut pas imaginer une seconde que le maire d’Orléans veuille détruire ces habitations pour se débarrasser d’habitants qui ne lui conviendraient pas, soit parce qu’ils ne votent pas pour lui, soit pour d’autres raisons, on constate donc que rien ne justifie « l’utilité publique » d’un tel vandalisme.

Cet été, l’Unesco mettait en demeure la France de respecter ses engagements de protection de plusieurs sites classés au patrimoine mondial, dont le Mont-Saint-Michel et Provins. Notre pays est ainsi tancé, à juste titre, par une organisation internationale, pour ne pas respecter les règles les plus élémentaires sur lesquelles nous nous étions engagées. Comme le disent les représentants des principales associations de protection du patrimoine dans une lettre adressée le 8 octobre dernier au Premier ministre : « [Il est] constern[ant] que de telles affaires aient dû être portées à ce niveau international pour recevoir une solution favorable à la protection de notre Patrimoine. » Rappelons que la tentative de modification de la ZPPAUP de Provins mis en cause par l’Unesco est due à Christian Jacob, député UMP, qui fut, avec Serge Grouard et Olivier Carré, une des chevilles ouvrières de la modification désastreuse de la loi sur les ZPPAUP. Orléans est aussi dans un site classé par l’Unesco. Il serait temps que la France respecte enfin ses engagements. Il est triste de constater que le ministère de la Culture ne protège plus le patrimoine, et qu’il faille désormais se tourner vers une organisation internationale pour faire entendre raison à notre gouvernement.


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16. Arrêt de tramway à quelques
mètres d’une façade classée
du XVIe siècle, Orléans
Photo : Didier Rykner
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17. Vue de la rue de Bourgogne
Orléans
Photo : Didier Rykner
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18. « Orléans donne un avenir à son passé »
Photo : Didier Rykner
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Une association, Aux Carmes Citoyens, se bat contre ce funeste projet et a lancé, en ligne, une pétition7. Un blog est en ligne qui apporte au débat de nombreuses contributions, dont un contre-projet qui résume la situation avec de nombreux exemples et illustrations (à lire ici).
A quoi sert la ZPPAUP si l’on détruit la rue des Carmes ? Plus aucune règle d’urbanisme ne semble s’appliquer à Orléans. Devant une façade classée du XVIe siècle rescapée de la Seconde Guerre mondiale et qui abrite, paradoxe ultime, le Service départemental de l’architecture soit les services de l’Etat chargés de l’application de ces règles, l’agglomération d’Orléans vient de construire une station de tramway particulièrement massive, qui occulte complètement ce monument historique (ill. 16). A l’entrée de la rue de Bourgogne, une « sucette » publicitaire Decaux est particulièrement mal placée (ill. 17). Incontestablement, « Orléans donne un avenir à son passé » (ill. 18).


Didier Rykner, mercredi 17 novembre 2010


Notes

1On peut trouver l’ensemble des documents relatifs à cette ZPPAUP ici.

2En novembre 2009, le maire d’Orléans a honoré le destructeur de l’Hôtel Dieu en donnant à une rue le nom de Lacave.

3Voir : Hervé Robert, « La démolition de l’Hôtel-Dieu d’Orléans. Un exemple de vandalisme municipal sous la monarchie de Juillet », Histoire Urbaine, 2002/1, n° 5, p. 135-136, disponible en ligne ici.

4On admirera l’euphémisme : ces immeubles ne sont pas « susceptibles d’être concernés », ils sont promis à la démolition.

5Si l’on peut appeler « conserver » la destruction d’une maison et le remontage de sa façade...

6Dans son courrier daté du 24 août 2010 au maire d’Orléans, Frédéric Mitterrand écrivait en toutes lettres : « j’autorise au nom du ministère de la Culture et de la Communication le préfet de la région Centre, préfet du Loiret, à donner un avis favorable à la déclaration d’utilité publique de la ZAC »…

7Une de plus dira-t-on, mais une mobilisation importante des citoyens peut avoir un effet réel. Nous vous engageons donc à la signer.





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