L’Invention du Passé Contenu abonnés


Histoires de cœur et d’épée en Europe, 1802-1850
Lyon, Musée des Beaux-Arts, du 19 avril au 21 juillet 2014.

Gothique, mon amour..., 1802-1830.
Bourg-en-Bresse, Musée du Monastère royal de Brou, du 19 avril au 21 septembre 2014.

JPEG - 62.5 ko
1. Fleury Richard (1777-1852)
Valentine de Milan pleurant la mort de son
époux Louis d’Orléans
, 1802
Huile sur toile - 55,1 x 43,2 cm
Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Photo : Musée de l’Ermitage

Ce siècle avait deux ans… 1802 ne vit pas seulement naître Victor Hugo. Ce fut aussi la date d’apparition de la peinture dite troubadour puisque Valentine de Milan, par Fleury Richard (ill. 1) fut le premier tableau que l’on peut qualifier ainsi. Fort logiquement, il ouvre donc l’exposition que Lyon consacre, non à ce mouvement seulement, mais à la peinture d’histoire « de genre » ou « anecdotique » pendant la première moitié du XIXe siècle.
Mais Lyon n’est pas seule : c’est à un diptyque que nous convie son musée des Beaux-Arts, associé pour l’occasion avec le Monastère royal de Brou. Deux expositions magistrales, complétées de deux catalogues qui ne le sont pas moins. On aura du mal à leur trouver des défauts tant elles témoignent d’un goût très sûr et d’un travail approfondi sur le sujet. Une fois de plus, la province pourrait servir de leçon à certain musée parisien…

Les approches des deux expositions sont différentes mais complémentaires. Lyon propose un parcours chronologique particulièrement clair et didactique, en montrant le développement de cette peinture de genre historique qui commence avec les troubadours donc – y compris Ingres qui toute sa vie peignit des scènes s’y rattachant directement -, se poursuit avec Paul Delaroche et ses émules, sans oublier une intelligente section rappelant que Delacroix et Bonington eux-même sacrifièrent à cette mode en conservant des troubadours le sujet et la taille (souvent petite) mais en proposant un style fort différent, et se termine avec une section passionnante dédiée aux peintres européens influencés – toujours – par Delaroche.
Bourg, qui conserve (comme Lyon) une collection de peintures troubadour, a choisi plutôt un angle iconographique et une période plus courte (1802-1830), insistant sur la découverte du gothique et du moyen-âge, reliant fort intelligemment l’exposition et le cadre qui l’abrite : le monastère royal.



Contenu restreint

Cette vidéo est d’accès restreint aux abonnés. Vous pouvez vous abonner ici.


Bref : la visite de ces deux expositions (dont on pourra avoir un aperçu dans la vidéo ci-dessus) s’impose, en privilégiant l’ordre Lyon-Bourg, plus signifiant1. Nous ne pourrons ici que donner un aperçu de leurs qualités en soulignant quelques points forts, sans volonté excessive de résumer le propos des catalogues dont nous conseillons l’achat.

JPEG - 116.7 ko
2. Fleury Richard (1777-1852)
L’Atelier du peintre, 1803
Huile sur toile - 24,6 x 20,2 cm
Londres, collection particulière
Photo : Didier Rykner

Lyon réussit, grâce à un parcours scandé de sections particulièrement bien choisies, à rendre son discours limpide. « La naissance d’un genre », première partie de la démonstration, restitue donc son dû à Fleury Richard, soit l’invention d’une nouvelle manière. David, dont…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Carl Larsson, l’imagier de la Suède

Article suivant dans Expositions : Dessins français du XVIIe siècle