Carl Larsson, l’imagier de la Suède Contenu abonnés


Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
du 7 mars au 7 juin 2014

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1. Carl Larsson (1850-1919)
La Pêche aux écrevisses, 1897
Album Notre Maison, 1899
Aquarelle - 32 x 43 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Nationalmuseum

La rançon de la gloire qu’eut à payer Larsson ? Ses œuvres reproduites sur des boîtes de gâteaux, des sets de tables, des calendriers… C’est le revers des médailles qu’il reçut tout au long de sa brillante carrière. Icône nationale en Suède, pourquoi Carl Larsson est-il si peu connu en France, où il vécut pourtant plusieurs années, exposa aux Salons de 1883 et de 1884, chez Georges Petit en 1887, et fut récompensé aux expositions universelles parisiennes de 1889 et 1900 ? Le Petit Palais répare cette injustice en réunissant quelque 120 œuvres, beaucoup d’aquarelles, des peintures, des estampes, quelques meubles également, conservés pour la plupart au Nationalmuseum de Stockholm actuellement fermé pour travaux.

Larsson est d’abord un grand illustrateur. Ce talent lui permit de gagner sa vie à ses débuts - il travailla pour différents journaux suédois, il fit aussi son succès dans les dernières années, avec des albums dans lesquels il exprime le bonheur de la vie familiale (ill. 1).
Il avait pourtant d’autres prétentions lorsqu’il se rendit à Paris en 1877, espérant s’imposer avec des peintures ambitieuses. En vain. Les Salons de 1877, 1881 et 1882 – où fut refusée sa toile Chez le peintre de la cour - furent pour lui un échec et le plongèrent dans un profond découragement. Karl Nordström l’entraîna alors à Grez-sur-Loing, non loin de Barbizon, où vivait une communauté d’artistes scandinaves et anglo-saxons, parmi lesquels les Norvégiens Christian Krohg et Eilif Peterssen, l’Écossais Robert Alan Mowbray Stevenson ou l’Irlandais Frank O’Meara. Beaucoup se laissèrent influencer par le naturalisme des peintres français qui privilégiaient alors des scènes rurales, tel Jules Bastien-Lepage dont le tableau les Foins fut bruyamment salué au Salon de 1878. Larsson suivit le mouvement et se tourna vers la peinture…

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