Deux maisons de la rue des Carmes à Orléans définitivement protégées


18/3/13 - Patrimoine - Orléans, rue des Carmes - C’est fait ! Le préfet vient de signer aujourd’hui les arrêtés d’inscription de deux des maisons de la rue des Carmes que le maire de la ville, Serge Grouard, voulait détruire pour créer un alignement qui consistait à démolir une section entière de cette rue dont les bâtiments s’échelonnent entre les XVe et XVIIIe siècles, certaines caves voûtées remontant même au XIIIe siècle.


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1. Benoit Lebrun (1754-1819)
Immeuble du 45, rue des Carmes
Photo : Didier Rykner (2010)
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2. 59, rue des Carmes, Orléans
Maison du XVIe siècle
Photo : Didier Rykner (2010)

Il s’agit des n° 45 et 59 de la rue (ill. 1 et 2). Rappelons que les autres maisons sont encore protégées temporairement par une instance de classement. Mais quel que soit le devenir de cette instance, le projet d’alignement de la rue des Carmes a forcément vécu. Aucune de ces deux maisons, qui sont inscrites intégralement (y compris les caves) ne pourra être démolie ou déplacée.
Nous n’avons pu, en raison de l’heure tardive à laquelle nous avons appris cette heureuse nouvelle, joindre la mairie pour connaître sa réaction. Nul doute qu’elle va s’en indigner bruyamment.
Il faut signaler l’action heureuse du ministère de la Culture, d’autant que l’Architecte des Bâtiments de France avait par ailleurs refusé les permis de construire qui étaient contraires au règlement de la ZPPAUP (toujours en vigueur).
On saluera également, une nouvelle fois, l’action des associations tant locales (Aux Carmes Citoyens s’est battu depuis plusieurs années pour obtenir ce résultat) que nationales (une nouvelle fois, la SPPEF était aux avant-poste, ayant attaqué en justice la déclaration d’utilité publique). Nous ajouterons que ce type de victoire justifie également notre choix, depuis la création de La Tribune de l’Art, il y a dix ans presque exactement, de pratiquer un journalisme engagé pour la défense du patrimoine. Nous avons consacré ces dernières années cinq articles à la rue des Carmes et nous savons qu’ils ont également contribué à cette sage décision.

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Didier Rykner, lundi 18 mars 2013





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