Deux expositions de dessins à la Fondation Custodia Contenu abonnés


« Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt »

« La Quête de la ligne. Trois siècles de dessin en Allemagne »

Paris, Fondation Custodia, du 4 février au 7 mai 2017

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1. Karel Dujardin (1626-1678)
Homme marchant, vu de dos, vers 1655
Sanguine - 23,6 x 13,4 cm
Copenhague, Statens Museum for Kunst
Photo : Statens Museum for Kunst
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Les fesses à l’air, un homme s’avance, sa chemise relevée sur la taille. Tracé à la sanguine par Karel Dujardin, il occupe toute la hauteur d’une feuille (ill. 1). On le retrouve, mêlé à d’autres figures, dans une peinture de l’artiste qui donne l’explication de sa demi-nudité : l’homme entre dans un cours d’eau et ne veut pas mouiller ses vêtements. Sur la rive, des bergers veillent sur leur troupeau au cœur d’un paysage de montagne.
La Fondation Custodia, dans une exposition d’abord présentée à la National Gallery de Washington1, confronte des dessins du Siècle d’or hollandais aux peintures dont ils sont les études préparatoires. Lorsque les tableaux n’ont pu être empruntés, ils sont reproduits sur les cartels. Ces rapprochements sont relativement rares, les œuvres graphiques étant le plus souvent exposées à part pour des raisons de conservation. Les commissaires ont obtenu des plus grandes collections, de l’Albertina de Vienne au Metropolitan de New York, en passant par le Rijksmuseum d’Amsterdam et la Royal Collection de Windsor.

Esquisses préparatoires pour une peinture précise ou bien répertoires de motifs dans lequel un artiste et son atelier puisent pour composer leurs tableaux, l’exposition évoque les différents rôles du dessin dans l’élaboration d’une peinture. Sanguine, plume ou pierre noire, les techniques sont diverses et les étapes plus ou moins nombreuses : les uns se contentent d’études tracées en quelques traits, d’autres achèvent leurs dessins avec soin. Pour sa Dentellière, Nicolaes Maes se contente d’un petit bout de papier et définit sa composition en quelques traits de plume ; puis il reprend le personnage à la sanguine sur une feuille plus grande pour détailler son vêtement et l’agilité de ses doigts (ill. 2 et 3).
Connu pour ses scènes de genre,…

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