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William Blake. Le Génie visionnaire du romantisme anglais

Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, du 2 avril au 28 juin 2009.

1. William Blake (1757-1827)
La Pitié, vers 1795
Estampe imprimée en couleur, aquarelle et plume -
54,5 x 77,5 cm
Londres, Tate Britain
Photo : Tate Gallery
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La rétrospective William Blake, organisée par le Musée de la Vie Romantique, est finalement hébergée par le Petit Palais à Paris. Elle s’en trouve fort bien. On se console du charme absent de l’atelier et de la maison d’Ary Scheffer car les espaces y auraient difficilement permis de présenter toutes les œuvres montrées par le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Une muséographie sobre et efficace achève de convaincre que le changement de lieu n’a pas nui à cette rétrospective, bien au contraire.

On ne saurait trop conseiller au lecteur de se ruer pour la voir (il reste un peu moins d’un mois). Il s’agit en effet d’une des expositions les plus réussies du moment. Véritable icône au Royaume-Uni, Blake ne bénéficie pas d’une telle aura en France et il s’agit ici de la première exposition d’ensemble qui lui soit consacrée en France depuis celle organisée par la Galerie Drouin en 1947, avec le soutien d’André Gide et de Philippe Soupault (les grands écrivains français, eux, n’ont jamais oublié Blake). Nous ne parlerons pas ici toutefois de sa production littéraire qui en fait pourtant l’un des poètes anglais les plus importants, mais de son œuvre graphique. Autodidacte, Blake fut graveur et aquarelliste. Certaines de ses compositions sont tellement élaborées qu’on peut parfois croire qu’il s’agit de tableaux, alors qu’il ne peignait pas à l’huile et que l’on est en face de gravures rehaussées à la plume et à l’aquarelle (ill. 1).
Ecriture automatique, spiritisme, dessins entourés de textes, on se rappelle de la découverte de l’art de Théophile Bra à laquelle nous avait convié, déjà, le Musée de la Vie Romantique (voir l’article). Le sculpteur français et son expérience mystique était très comparable à ce que l’on peut voir de Blake sans qu’il ait probablement jamais connu…

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