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Vassili Polenov, chevalier de la beauté

Auteur : Tatiana Mojenok-Ninin

D’une réussite triomphale, comme celle du festival Normandie impressionniste de 2013 [1] qui avait succédé à celui de 2010, non moins couronné de succès, il serait malavisé de ne cibler que les aspects proprement quantitatifs et proliférants (600 projets qui portèrent sur le théâtre, la musique, l’art moderne avec de nombreuses expositions, des colloques, des conférences, des fêtes et jusqu’à des déjeuners en plein air…, plus d’un million de participants, etc.). Profitons justement de cette (vertigineuse) démonstration pour saluer une publication plus qu’opportune mais dont on aurait sans doute peu parlé sans La Tribune de l’Art, soit la récente monographie, la première en français, consacrée au fameux peintre russe du XIXe siècle Vassili Polenov (1844-1927) [2], que nous devons à Tatiana Mojenok-Ninin. Pourquoi Polenov dans un tel cadre franco-régional ? Parce que cet artiste, dans ses années de formation en France, séjourna à Paris et plus particulièrement à Veules-les-Roses en 1874 [3].

1. Vassili Polenov (1844-1927)
Marée basse. Normandie, 1878
Huile sur toile - 48 x 137 cm
Polenovo, Musée-atelier Vassili Polenov
Photo du musée
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A l’exemple d’un bientôt célèbre Repine (1844-1930), il faut comprendre qu’il n’est pas de jeune artiste russe qui ne passe alors par Paris tout en visitant Munich, Rome ou Venise. Toute une part de la production de Polenov se ressent par ce biais d’un inoubliable séjour sur la proche côte normande (ill. 1) [4], sur les pas inspirés d’Eugène Isabey et d’un autre excellent paysagiste, russe lui, Bogolioubov, qui fréquente la sacro-sainte ferme Saint-Siméon près de Honfleur dès 1857 et qu’on retrouve également à Veules (Bogolioubov se rappelle à notre mémoire, en Normandie, par une fascinante marine nocturne conservée au musée de Fécamp [5]). Or, Polenov reste un artiste peu représenté dans les collections françaises (juste, deux peintures de lui, localisées au musée de…

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