Contenu abonnés

Hôtel de la Marine : la France à l’encan ?

Jacques-Ange Gabriel (1698-1782)
Hôtel de la Marine (ancien Garde-meuble)
Avant restauration (photo : décembre 1985)
Paris, Place de la Concorde
Photo : Bernardo Achirica (licence Creative Commons)

En ce très discret cinquantième anniversaire du ministère de la Culture, il revient aux citoyens de se mobiliser pour défendre le patrimoine national, en l’occurrence l’Hôtel de l’Etat-Major de la Marine contre des projets devant lesquels ce ministère semble impuissant. Il est hélas nécessaire de rappeler l’histoire de l’Hôtel de l’État-major de la Marine à nos gouvernants, bien décidés à l’aliéner, eux qui sont censés protéger et entretenir le patrimoine du pays à la tête duquel ils ont été élus. Une telle vente serait une perte irréparable pour le patrimoine national, ce monument tenant, à plusieurs titres, une place capitale dans l’histoire de l’art et celle des musées.

L’actuelle place de la Concorde, aménagée par le premier architecte du roi Ange-Jacques Gabriel à partir de 1755, compose un des plus beaux ensembles urbanistiques d’Europe, sur la grande perspective est-ouest tracée par Le Nôtre depuis les Tuileries jusqu’à l’Étoile. Il occupe ainsi une place insigne dans l’histoire urbaine de Paris.
La disposition et l’architecture des deux bâtiments, inspirée de la Colonnade du Louvre bâtie pendant le règne de Louis XIV, influencèrent également le développement de l’axe nord-sud avec la Madeleine et le Palais Bourbon, constituant un ensemble urbain d’une cohérence unique.

En 1765, Louis XV décida d’affecter le bâtiment de l’actuel État-major de la Marine au Garde-Meuble de la Couronne, administration prestigieuse, laquelle avait pour mission de meubler les résidences royales et était l’ancêtre de l’actuel Mobilier national.
L’appartement de l’intendant du Garde-Meuble de la Couronne, alors Pierre Elisabeth de Fontanieu, est situé dans le pavillon situé du côté de la rue de Rivoli. Son aménagement a été réalisé…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.