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Découvertes dans le domaine de la peinture religieuse du XIXe siècle en Île-de-France (VII)
Nous tenons tout d’abord à remercier Nathalie Lemoine-Bouchard, autrice de l’ouvrage Les peintres en miniatures 1650-1850 [1], pour les récentes recherches qu’elle a effectuées, à la suite de nos échanges, sur Pierre-François Barrois et Jean-Pierre-Frédéric Barrois, ce dernier ayant fait l’objet d’une notice dans notre précédente livraison. Ses travaux complètent, de façon conséquente, notre première approche et affinent le portrait des deux homonymes [2]. Nous sommes heureux que notre travail puisse ainsi parfois servir de tremplin à d’autres découvertes, ce qui était notre but en inaugurant cette série.
La présente livraison est quelque peu particulière car elle a été documentée et rédigée à quatre mains. C’est en effet en juin 2023 qu’Alain Prévet [3] m’a contacté pour me suggérer de consacrer un de mes petits articles de la Tribune de l’Art au décor d’Alexis Douillard de l’église Saint-Vincent-Saint-Germain de Saint-Germain-lès-Corbeil en Essonne. Alain me précisait qu’il s’était intéressé à l’artiste à la suite de l’acquisition de plusieurs de ses dessins préparatoires, alors non identifiés, et pour lesquels il avait ensuite cherché à trouver les œuvres définitives correspondantes. Le travail considérable qu’il a alors accompli, et qui s’est encore enrichi ces trois dernières années, était si complet que je lui ai immédiatement proposé que nous rédigions le présent article ensemble, ce qu’il a accepté. Le désir d’une publication en ce début d’année 2026 a été aiguillonné par le fait que Gilles Blieck, conservateur général du patrimoine honoraire, a présenté, lors des journées des conservateurs des monuments historiques à Rennes, début mars 2026, une recherche qu’il a effectuée sur le décor en grande partie disparu d’Alexis Douillard dans l’église Saint-Julien de Tours. Nous allons tenter d’esquisser ici la vie et l’œuvre de l’artiste que nous ne ferons qu’effleurer, et qui mériterait un catalogue raisonné, une recherche approfondie sur les techniques picturales employées par l’artiste, et une contextualisation de la place de la peinture monumentale religieuse en cette fin du XIXe siècle [4].
Alexis-Marie-Louis Douillard (Nantes, 28 juin 1835 - Bellevue, 26 septembre 1905) (ill. 1)
M. Douillard, vers 1900-1905
Photographie
La France illustrée, 32e année, n° 1613, 28 octobre 1905, p. 255
Archives des apprentis d’Auteuil
Photo : Thierry Zimmer
Alexis-Marie-Louis Douillard est né à Nantes, le 28 juin 1835 [5]. Il est le fils de l’architecte Louis-Prudent Douillard (1790-1869) [6] et de Justine Crucy (1798-1873) son épouse [7], ainsi que le frère des futurs architectes Ludovic-François Douillard (1823-1897) [8], qui deviendra prêtre en 1867, et Lucien-Marie-Michel Douillard (1829-1888) [9]. Sa famille paternelle comporte des architectes depuis plusieurs générations dont son grand-père, Julien-François Douillard (1757-1833), qui fut maire de Nantes en 1797-1798, membre du…