Une souscription lancée par le Musée des Beaux-Arts d’Angers


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2. Jean-Baptiste Le Prince (1734-1781)
L’Amour à l’espagnole, 1773
Huile sur toile - 73,5 x 60 cm
Angers, Musée des Beaux-Arts
Photo : Sotheby’s

19/6/13 - Souscription - Angers, Musée des Beaux-Arts - Le 9 novembre dernier, le Musée des Beaux-Arts d’Angers préemptait chez Sotheby’s, à Paris, un tableau de Jean-Baptiste Le Prince, important notamment parce qu’il avait appartenu au Marquis de Livois dont une partie de la collection constitue le fonds du musée (voir la brève du 15/11/12).

Cet achat a coûté 240 750 euros, une somme bien supérieure à ce que l’établissement pouvait lui consacrer, d’autant que cette acquisition survenait en fin d’année, alors que le budget de 2012 avait déjà été utilisé. Pour couronner le tout, la nouvelle directrice, Ariane James-Sarazin n’était arrivée que depuis quelques jours, son entrée en fonction datant du 15 octobre (voir la brève du 9/10/13).
Devant l’intérêt de la toile, l’urgence et le manque de fonds, la conservatrice a su trouver les arguments pour persuader la mairie d’avancer l’argent, en s’engageant à obtenir suffisamment de subventions. Le fonds du patrimoine a ainsi apporté 82 000 €, la région 42 000. L’Association Angers Musées Vivants (qui correspond à une association d’amis) a pour sa part contribué à hauteur de 20 000 € tandis que le budget 2013 d’acquisition du musée était également mis à contribution. L’œuvre est acquise, mais il reste de l’argent à trouver. Une souscription populaire vient donc d’être lancée.

Ariane James-Sarazin nous a confié vouloir, avec le soutien de la mairie, « développer une politique de mécénat sur le long terme, pour faire des acquisitions ambitieuses, notamment en art ancien. L’achat de ce Jean-Baptiste Le Prince est donc l’occasion d’inaugurer cette politique qui ira bien au delà de ce tableau. Il est également prévu de créer un club d’entreprises avec un fonds de dotation sur le modèle, par exemple, de celui du Musée des Beaux-Arts de Lyon, qui puisse accompagner le musée dans ses projets d’acquisition, mais aussi de restauration. »
L’achat a donc pu être réalisé, mais pour que ce type d’opération puisse se renouveler, il faut que cette souscription soit un succès. En ces temps de disette budgétaire, il est important de montrer que les acquisitions sont une nécessité et une chance pour les musées.


Didier Rykner, mercredi 19 juin 2013





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