Un dessin inédit de Guerchin redécouvert sur le marché parisien


12/3/14 - Découverte - Paris, Hôtel Drouot - Le nombre d’ouvertures de salles de ventes à Paris, qui va en s’accélérant, et la diminution corrélative des vacations organisées à l’hôtel Drouot et de leur qualité font craindre le pire pour cette institution plus que centenaire. De l’avis de tous les observateurs, la situation n’est pas brillante. Néanmoins, malgré la diminution des ventes importantes, les découvertes sont toujours possibles, d’autant que certains commissaires-priseurs, pour diminuer les charges, décident parfois de se priver d’experts.


JPEG - 91 ko
1. Giovanni Francesco Barbieri, dit Le Guerchin (1591-1666)
Saint Georges combattant le dragon, vers 1637
Sanguine - dimensions non prises
Réapparu sur le marché de l’art parisien
JPEG - 81.1 ko
2. D’après Giovanni Francesco Barbieri,
dit Le Guerchin (1591-1666)
Saint Georges combattant le dragon
Huile sur toile - 190 x 159 cm
Bologne, Pincacoteca Nazionale
Photo : D. R. (domaine public)

C’est ainsi qu’aujourd’hui 13 mars, un dessin à la sanguine de Guerchin, inédit, qui n’avait pas été reconnu par la SVV qui le proposait aux enchères comme une pièce encadrée dans une vente sans catalogue (ill. 1), a été identifié par de nombreux connaisseurs et a été finalement adjugé à un prix très élevé1.
L’œuvre, un Saint Georges combattant le dragon, est d’autant plus intéressante qu’elle prépare un tableau aujourd’hui perdu et seulement connu par une copie conservée à la Pinacothèque de Bologne (ill. 2). Les deux compositions présentent d’ailleurs des variantes.
D’après des archives publiées par Luigi Salerno (I dipinti del Guercino), l’œuvre définitive avait été commandée en 1637 par le père abbé de Santa Francesca de Ferrare et le paiement définitif avait eu lieu en 1639.

English version


Didier Rykner, mercredi 12 mars 2014


Notes

1Nous ne parlons de cette redécouverte que, justement, parce que le prix n’est finalement guère différent de ce qu’il aurait atteint s’il avait été justement identifié. S’il s’était vendu très en dessous de sa valeur, nous n’en aurions pas parlé : depuis l’affaire du Poussin Pardo, on sait en effet que dans ce cas l’acheteur savant peut être scandaleusement privé de sa découverte par la justice.





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Restauration de la chapelle Saint-Martial au Palais des Papes d’Avignon

Article suivant dans Brèves : Acquisition d’une aquarelle de Schwabe par le Musée d’Orsay