Un Bastien-Lepage pour La Piscine à Roubaix


JPEG - 31.9 ko
Jules Bastien-Lepage (1848-1884)
Jeune garçon sur la plage, 1880
Huile sur toile - 80 x 65 cm
Roubaix, Musée d’art et d’industrie
André Diligent, La Piscine
Photo : Artcurial

25/11/14 - Acquisition - Roubaix, Musée d’art et d’industrie André Diligent, La Piscine - La Piscine a préempté un tableau de Jules Bastien-Lepage pour 28 600 euros (frais inclus) lors de la vente Artcurial du 18 novembre. S’il fut un peintre rapidement oublié et longtemps déconsidéré, le musée d’Orsay lui a consacré une rétrospective en 2007 prenant ainsi la suite de l’exposition qui lui avait été dédiée par les musées de Montmédy et de Verdun en 1984 et de la monographie que Jacques Thuillier a publié en 2005.

Intitulée Jeune garçon sur la plage, l’huile sur toile acquise par Roubaix est assez éloignée des scènes paysannes et des portraits qui firent le succès de celui qu’Emile Zola considérait comme « le petit-fils de Courbet et de Millet ». Le jeune garçon contemplatif, perdu dans ses pensées ou ses observations, est très différent des portraits d’enfants démunis, alors très à la mode, que le peintre multiplia1. Représenté de profil torse nu en maillot de bain, les bras croisés dans le dos, le modèle est tourné vers la droite, le regard projeté hors du cadre. Il se détache du second plan où le ciel, la mer et les silhouettes sur la plage ne sont qu’esquissées effaçant toutes anecdotes au profit du portrait. La lumière blanche et froide et la touche enlevée sont caractéristiques du naturalisme de Bastien-Lepage tandis que le camaïeu de gris ponctué de tâches rosées du soleil couchant nous rappelle une Marine plus tardive de son élève Alexander Harrison conservée à Orsay.


Julie Demarle, mardi 25 novembre 2014


Notes

1Plusieurs exemples étaient exposés lors de l’exposition d’Orsay : Pauvre Fauvette de la Pyms Gallery de Londres et de la Art Gallery and Museum de Glasgow, Marchande de fleurs à Londres du musée Bastien-Lepage de Montmédy, Petit cireur de bottes du musée des arts décoratifs, Le Petit Colporteur endormi du musée des beaux-arts de Tournai, Pas mèche de la National Gallery of Scotland d’Édimbourg.





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Peintures britanniques du Louvre : acquisition, exposition, publication (en attendant des salles...)

Article suivant dans Brèves : Le musée de Lyon lance une souscription pour un Corneille de Lyon