The Grosvenor Museum acquiert un portrait de Lady Rocksavage par Charles Sims


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Charles Sims (1873-1928),
Etude pour La Comtesse de Rocksavage et son fils, 1922
Huile sur toile - 55,3 x 45,7 cm
Chester, The Grosvenor Museum
Photo : Philip Mould Fine Paintings
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8/6/17 - Acquisition - Chester, The Grosvenor Museum - Présenté en 1922 lors de l’exposition d’été de l’Académie royale de Londres, le Portrait de lady de Rocksavage par Charles Sims eut un réel succès.

C’est l’une des esquisses à l’huile pour ce portrait qu’a récemment acquise The Grosvenor Museum de Chester auprès de la galerie londonienne Philip Mould Fine Paintings. Le tableau achevé est conservé dans la propriété familiale du modèle, le château de Cholmondeley qui se trouve, comme le musée, dans le comté de Cheshire.
Dans cette étude rapidement brossée, le peintre travaille séparément le motif de la main posée sur le tabouret et celui des pieds, signes d’une pose décontractée qui contrastent avec le port altier du modèle. Charles Sims réalisa un autre portrait de Lady de Rocksavage en 1923, la montrant de profil, allongée sur une méridienne.

Né à Londres, Sims étudia au Royal College of Art en 1890 avant de séjourner à Paris en 1891-1892, où il se forma auprès de Jules Lefebvre à l’Académie Julian. À son retour à Londres, il s’inscrivit à la Royal Academy.
Outre ses portraits - parmi lesquels celui du roi George V - il réalisa des paysages souvent animés de figures mythologiques ou allégoriques, parfois baignés d’une atmosphère onirique. Il semble aussi bien influencé par les Primitifs italiens que par le symbolisme d’un Puvis de Chavannes. Il regarda aussi, probablement, les recherches lumineuses des impressionnistes, certaines de ses scènes de plage faisant penser à l’art de Sorolla. Ses dernières œuvres sont plus sombres et développent davantage de sujets religieux dans des couleurs criardes, avec des lignes torturées qui ne sont pas loin de l’expressionnisme. Sans doute fut-il marqué par la Grande Guerre, au cours de laquelle Sims devint peintre de guerre et perdit son fils.

Réputée pour sa beauté et pour son intelligence, Sybil Sassoon (1894-1989) épousa en 1913 George Cholmondeley, comte de Rocksavage, puis marquis de Cholmondeley. Elle fut une mécène pour beaucoup artistes, et fut d’ailleurs portraiturée de nombreuses fois, notamment par John Singer Sargent ou par William Orpen. Lady Rocksavage eut aussi un rôle sur la scène politique ; c’est grâce à son influence sur le Premier Ministre anglais que fut créé lors de la Première Guerre mondiale, le Corps féminin de la Marine royale (Women’s Royal Navy Service - WRNS)


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, jeudi 8 juin 2017





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