Spectaculaires enrichissements des peintures anglaises du Louvre Contenu abonnés


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1. Gavin Hamilton (1723-1798)
Vénus présentant Hélène à Pâris, vers 1777-1780
Huile sur toile - 211 x 259 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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12/6/11 - Acquisitions - Paris, Musée du Louvre - Le remarquable don de huit tableaux et quatre dessins (dont trois aquarelles) anglais du XIXe siècle que vient de consentir la famille Forbes aux American Friends of the Louvre, en hommage à l’action de Christopher Forbes pour le Louvre, viendra, d’ici cinq ans, enrichir définitivement les collections du musée auquel ils sont d’ores et déjà promis. En attendant, celui-ci les présentera à partir du 17 juin et jusqu’au 31 août, salle 25, dans l’aile Sully au deuxième étage.

Mais avant de détailler ce superbe ensemble, et pour respecter un certain ordre chronologique, il faut parler d’une acquisition encore plus récente d’une peinture plus ancienne : l’achat par le Louvre d’une grande toile de Gavin Hamilton (ill. 1), d’une extraordinaire qualité, auprès de la galerie di Castro à Rome qui l’avait montrée à Maastricht en 2009.
D’origine écossaise, Hamilton est l’un des meilleurs représentants du néoclassicisme britannique. L’exposition L’Antiquité rêvée l’avait mis à l’honneur (voir l’article) ainsi que celle de Marseille consacrée aux relations entre le théâtre et la peinture (De la scène au tableau, voir l’article). Malgré cela, ce peintre demeure mal connu dans notre pays, où l’on a tendance à considérer parfois que le néoclassicisme est une création uniquement française, et aucun musée n’en possédait.
La toile acquise par le Louvre, de grande taille, représente l’épisode de Vénus présentant Hélène à Pâris, prélude à la guerre de Troie. Installé à Rome à partir de 1750, l’artiste présente quelques affinités avec Pompeo Batoni, une proximité particulièrement visible dans cette composition. L’œuvre est actuellement accrochée dans l’aile de Flore, à la place du John Martin récemment entré dans les collections (voir la brève du 13/12/06) et prêté pour plusieurs mois à la rétrospective consacrée à cet artiste organisée par Newcastle, Sheffield et la Tate à Londres. Remarquons au passage que le système d’éclairage de cette salle mériterait d’être revu car le tableau est très difficile à voir sans reflets.

On reviendra maintenant au don Forbes, qui concerne presque uniquement le XIXe siècle et particulièrement l’ère Victorienne, une période qui était jusqu’à présent mal représentée dans les collections du musée. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les donateurs ont choisi sciemment d’offrir des œuvres qui complètent les collections du Louvre.


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2. George Morland (1763-1804)
Campement de bohémiens, 1791
Huile sur toile - 59 x 73 cm
American Friends of the Louvre,
don promis au Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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Seul George Morland, mort jeune à 41 ans, relève essentiellement du XVIIIe siècle. L’artiste se spécialisa dans les scènes animalières et rustiques, représentant avec un…

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