Serres d’Auteuil : Hidalgo mange son chapeau


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Les grandes serres
Jardin des Serres d’Auteuil
Photo : Didier Rykner

18/3/15 - Patrimoine - Paris, Serres d’Auteuil - C’est une véritable partie de tennis en double que se livrent d’un côté la FFT et la Mairie de Paris et de l’autre les associations de protection du patrimoine et les Verts (EELV-Paris). Le match est très disputé, mais ces derniers viennent de remporter un set et mènent désormais au score, avec l’aide bien involontaire de leurs adversaires !

Il faut ici rendre hommage EELV et particulièrement à Yves Contassot qui a déposé aujourd’hui, au Conseil de Paris, un vœu consistant à demander : « Qu’avant toute décision concernant l’extension du stade de Roland Garros sur le jardin des Serres d’Auteuil, une étude complémentaire soit menée afin de répondre précisément aux recommandations du rapport des experts du Conseil général de l’environnement et du développement durable, que le cahier des charges de cette étude soit discuté par les présidents de groupe et que les conclusions de cette étude soient discutées en conseil de Paris.
Que dans les meilleurs délais des réponses soient apportées sur les réserves pendantes émises par la CSSPP.
Qu’en attendant les conclusions de l’étude sur le projet alternatif, aucun avis favorable ne soit donné à la demande de la fédération française de tennis d’implanter un court dans le jardin classé des Serres d’Auteuil.
 »

Le plus drôle est que constatant son absence de majorité sur ce vote puisque la droite (UMP/UDI) a finalement rallié les Verts sur ce sujet (il se murmure que l’attitude arrogante de la FFT et son passage en force sur le stade Hébert, actuellement en cours de bétonnage, ne sont pas pour rien dans ce changement), Anne Hidalgo, pour ne pas se trouver une nouvelle fois en minorité, a également fait voter ses troupes dans le même sens. Ce vote « unanime » l’engage donc, d’autant qu’elle a affirmé qu’elle ne délivrerait pas les permis dans le jardin tant que toutes les réserves ne seraient pas levées et que le contre-projet n’aurait pas été étudié par une commission indépendante. C’est ce qui s’appelle « manger son chapeau » et qui justifie le titre un peu trivial de notre brève ! On attend avec impatience la réaction de la FFT...

Beau joueur, Alexandre Gady, le président de la SPPEF, l’association porteuse du contre-projet, nous a déclaré : « La SPPEF se réjouit naturellement de ce vote unanime du Conseil de Paris qui montre que l’ensemble des partis parisiens vont désormais dans les sens d’une véritable concertation démocratique, ce qui permettra, nous l’espérons, de sauver le jardin des Serres d’Auteuil et d’offrir à Roland-Garros une alternative crédible. »

Bien entendu, la manifestation sur les Serres d’Auteuil le samedi 21 mars à 15 h est maintenue. Rien n’est encore gagné.


Didier Rykner, mercredi 18 mars 2015





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