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Les dernières acquisitions du Musée des Beaux-Arts de Dijon

5/9/11 - Acquisitions - Dijon, Musée des Beaux-Arts - Rénovation du bâtiment, conservation des collections, restaurations des œuvres sont les trois campagnes qui occupent le Musée des Beaux-Arts de Dijon, en partie en travaux jusqu’en 2017. Aussi le budget consacré aux acquisitions n’a-t-il guère évolué depuis le début des années 1990, soit 100 000 € par an ; il a été mutualisé en 2011 au niveau de la Direction de la Culture afin de permettre aux autres musées de la ville d’acquérir des œuvres importantes [1]. Les dons de la Société des Amis, le mécénat et les dépôts de musées nationaux participent heureusement à l’enrichissement des collections qui mettent en valeur les artistes bourguignons ou ayant travaillé dans la région [2].


1. Claude Ramey (1754–1838),
Projet de fronton pour l’Hôtel-Dieu de Paris,
d’après un dessin de Pierre-Paul Prud’hon
, 1804
Plâtre patiné, 21 x 117 cm
Dijon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Galerie de Bayser

Ainsi, Claude Ramey est un sculpteur dont on peut admirer nombre d’œuvres à Paris - le Louvre par exemple conserve les statues de Napoléon et de Sapho - mais qui se forma à l’Ecole de dessin de Dijon, sa ville natale. Le musée a acheté en 2011, avec l’aide du FRAM Bourgogne, un relief en plâtre à la galerie parisienne de Bayser (ill. 1). C’est le préfet de la Seine, Nicolas Frochot, qui demanda à Prud’hon en 1804 de concevoir un fronton pour le pavillon des admissions de l’Hôtel-Dieu à Paris, après la reconstruction de l’hôpital. Ce projet ne vit jamais le jour, mais Ramey réalisa un relief en plâtre à partir du dessin de Prud’hon : dieu de la Médecine, Esculape trône au centre de la composition, à ses côtés se tient Hygie (la Santé), et tous deux se tournent vers la Charité qui introduit auprès d’eux malades et malheureux. Etrangement les trois Parques sont aussi de la partie. A droite Clotho tient une quenouille, Lachésis dévide et Atropos, chargée de couper le fil, semble…

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