Le décor retrouvé de Joseph Parrocel aux Invalides. Entretien avec Jérôme Delaplanche Contenu abonnés


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1. Vue du réfectoire nord-ouest pendant la restauration
Hôtel des Invalides
Photo : J. Delaplanche

Le Musée de l’Armée mène depuis janvier 2005 et jusqu’à la fin de l’année une importante campagne de restauration du décor d’une de ses salles, l’un des quatre anciens réfectoires qui encadrent la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides. L’auteur de ces peintures murales est Joseph Parrocel, l’un des plus importants peintres de batailles de la fin du XVIIe siècle en France.

Le réfectoire (ill. 1), qui se situe sur le côté nord-ouest de la cour, est de forme rectangulaire. Le mur Est, aveugle, est entièrement peint, ainsi que les petits côtés nord et sud. Le mur Ouest, percé de onze fenêtres, apparaissait au début de la restauration entièrement repeint, les scènes de bataille ayant disparu et ayant été remplacées par des petits paysages italianisants (ill. 2) peints sur les trumeaux entre les fenêtres. La grande surprise a été la découverte du décor original, remarquablement conservé et qui permet d’appréhender une autre facette de l’art de Parrocel. Nous avons interrogé Jérôme Delaplanche, docteur en histoire de l’art et spécialiste de cet artiste, sur l’importance de cette redécouverte.

Quelle est l’importance de ces peintures murales dans l’œuvre de Joseph Parrocel ?

Ces peintures tiennent un rôle capital dans sa production principalement pour trois raisons.

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2. Mur ouest du réfectoire nord-ouest
avant restauration et dégagement
du décor de Parrocel
Hôtel des Invalides
Photo : D. Rykner

D’abord parce qu’elles constituent un point d’ancrage sûr dans une carrière mal documentée et où, en particulier, les repères chronologiques sont rares. Les peintures des Invalides, qui datent des années 1679-1680, se situent entre son morceau de réception à l’Académie en 1676 et la réalisation des premiers tableaux pour le décor du château de Versailles en 1684. Parrocel n’a pas bénéficié de beaucoup de commandes des Bâtiments du roi, ni de l’Eglise, et ses commandes…

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