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Haroué, Richelieu, Chanteloup, le démantèlement du patrimoine mobilier se poursuit

1. Attribué à François Quesnel (1543-1619)
Portrait de Jean de Beauvau,
sieur d’Auviller à l’âge de 35 ans

Huile sur toile - 220 x 100 cm
Haroué, château, sera vendu le 15
juin à Drouot, SVV Rémi Le Fur
Photo : SVV Rémi Le Fur

Alors que les défenseurs du patrimoine attendent en vain depuis des années une loi qui permettrait de protéger le mobilier historique in situ, le dépeçage des grandes demeures françaises dénoncé dans un précédent article se poursuit.

Le 15 juin à Drouot seront en effet vendus de nombreux objets provenant du château d’Haroué en Lorraine. Dans un article du Figaro paru le 30 avril dernier, on nous explique que le produit de la vente devrait servir à restaurer le château, et dans L’Est Républicain, on lit que celui-ci « est de la taille des châteaux de la Loire mais ne reçoit pas autant de visiteurs ».
Mais comment un château en passe de devenir une coquille vide pourra-t-il augmenter sa fréquentation ? C’est en réalité l’inverse qui va se produire ; dans quelques années, faute de visiteurs et sans plus rien à vendre, comment ce château pourra-t-il continuer à être restauré ?
Tout cela relève de la politique de gribouille : vendre ce qui représente un élément essentiel pour l’histoire du monument et par la même occasion un de ses attraits touristiques majeurs n’est en aucune façon une solution pour le pérenniser. Cela ne fait, au contraire, qu’accélérer sa perte.


2. Claude Jacquart (1686-1736)
Marche de mariage de sa Majesté Henri-Jacques de Lorraine
et d’Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau Craon

Huile sur toile - 60 x 110 cm
Haroué, château, sera vendu le 15
juin à Drouot, SVV Rémi Le Fur
Photo : SVV Rémi Le Fur

Ce n’est pas la première fois que du mobilier d’Haroué est mis en vente. Mais la vacation du 15 juin promet d’être particulièrement dramatique. On y trouve en effet plusieurs portraits de famille des Beauvau, du XVIe…

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