Fontainebleau préempte un portrait de Napoleone-Elisa Baciocchi


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Michel Ghislain Stapleaux (1799-1881)
Portrait de la princesse Napoleone-Elisa Baciocchi, 1834
Aquarelle et gouache sur papier - 33 x 27 cm (cadre : 47 x 41 cm)
Fontainebleau, Musée Napoléon
Photo : Ader-Nordmann

1/12/15 - Acquisition - Fontainebleau, Musée national du Château (Musée Napoléon Ier) - À nouveau, le Musée Napoléon de Fontainebleau enrichit ses collections : le portrait de la princesse Napoleone Elisa Baciocchi (1806-1869) réalisé à l’aquarelle et à la gouache par Michel Ghislain Stapleaux en 1834 a été mis aux enchères par Ader-Nordmann à Drouot hier et adjugé 7 800 euros. L’œuvre aurait dû revenir à la galerie Talabardon & Gautier si le musée ne l’avait pas préemptée. Elle rejoindra les autres Bonaparte en exil dans une salle en cours d’aménagement1.
Ce dessin a gardé son montage d’origine, sous verre, dans un cadre en laiton doré doublé d’un cadre gainé de cuir décoré au fer à dorer de motifs néogothiques. Il est protégé d’un étui à fermoir en laiton doré, recouvert de maroquin prune.

Nièce de Napoléon, fille d’Elisa et de Félix Baciocchi, la jeune femme est vêtue à la mode des années 1830 d’une élégante robe bleue à la taille ajustée par un corset, les manches volumineuses ornées de ruban, coiffée d’un chignon haut tressé. Elle est assise sur un banc, dans un jardin au pied d’un escalier, sous un chêne. Sur le muret de pierre, au-dessus d’elle, un vase Médicis inspiré de celui conservé aux Offices est orné d’un relief qui illustrerait Iphigénie condamnée, affaissée au pied de la statue d’Artemis, entourée probablement d’Agamemnon et d’Achille.
A l’époque où ce portrait fut réalisé, la jeune femme en exil, âgée de 28 ans, était séparée depuis plusieurs années du comte Filippo Camerata-Passionei di Mazzoleni qu’elle avait épousé en 1824 et avec qui elle eut un fils en 1826.

Le château de Fontainebleau conserve plusieurs portraits de Napoleone-Elisa, sous les traits d’une enfant, seule avec un oiseau dans un tableau de Marie-Guillemine Benoist, ou aux côtés de sa mère, dans un groupe sculpté en 1813 par Lorenzo Bartolini qui la représente aussi en pied avec un chien(Rennes) ; dans une peinture de Pietro Benvenuti également. Un portrait de Francesco Podesti conservé en Italie la représente plus âgée.

Né à Bruxelles en 1799, Stapleaux, fut l’élève de David. Il représenta à plusieurs reprises les membres de la famille impériale en exil : les enfants de Jérôme Bonaparte vers 1825, la princesse Charlotte Bonaparte portant le deuil de l’Empereur, la Reine Catherine de Westphalie en 1836, Zénaïde Bonaparte.
Fontainebleau conserve de lui un portrait de la reine Julie Bonaparte femme de Joseph Bonaparte, tante de Napoleone-Elisa, préempté en 2005. Les deux ont la même provenance - collection prince Napoléon ; vente Prangins 1950 - la même date 1834 - et la même technique - aquarelle et rehauts de gouache.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 1er décembre 2015


Notes

1Cet article est rédigé à partir de la notice écrite par Christophe Beyeler.





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