Feininger, de Manhattan au Bauhaus Contenu abonnés


Montréal, Musée des Beaux-Arts, du 21 janvier au 13 mai 2012.

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1. Lyonel Feininger (1871-1956)
The Kin-der-Kids
The Chicago Sunday Tribune, 29 avril 1906
Lithographie (tirage d’imprimerie) - 59,4 x 45,3 cm
New York, The Museum of Modern Art
Photo : Succession Lyonel Feininger
SODRAC (2011)
MoMA/SCALA /ArtResource
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Ecartelé entre le violon, le crayon et le pinceau, entre l’Amérique où il naquit, grandit, mourut, et l’Allemagne où il mena la majorité de sa carrière et connut la célébrité, Lyonel Feninger fut un artiste angoissé qui sans cesse se remit en cause.

L’exposition que lui consacre actuellement le Musée des Beaux-Arts de Montréal, en collaboration avec le Whitney Museum of Americain Art (New York), déploie toutes les facettes de sa création : ses dessins et ses estampes – lithographie, eau-forte, gravure sur bois – rappellent qu’avant de se lancer dans la peinture à l’âge de 35 ans (entraîné par une « soif de travail sérieux »), il fut un illustrateur célèbre, caricaturiste et pionnier de la bande dessinée, travaillant pour des publications reconnues comme l’hebdomadaire humoristique Ulk, les Lustige Blätter (Pages amusantes), le supplément du Chicago Tribune pour lequel il déclina les aventures des Kin-der-Kids (ill. 1), ou encore le journal satirique français Le Témoin avec lequel il commença à collaborer lors d’un séjour à Paris en 1906.
Installés aux Etats-Unis, ses parents étaient d’origine allemande ; son père était violoniste et compositeur, sa mère pianiste et cantatrice, et tous deux voulurent envoyer leur fils de 16 ans au conservatoire de Leipzig pour qu’il y étudiât le violon ; mais le jeune Lyonel se défila et s’arrêta à Hambourg où il s’inscrivit à l’Ecole des arts et métiers avant d’entrer à l’académie royale de Berlin.

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2. Vue de l’exposition Feininger
au Musée des Beaux-Arts de Montréal
Photo : BBSG
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