Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). Une passion finlandaise Contenu abonnés


Paris, Musée d’Orsay, du 7 février au 6 mai 2012.

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1. Akseli Gallen-Kallela (1865-1931)
Boulevard parisien, 1885
Huile sur panneau - 52,5 x 40,5 cm
Turku, Art Museum
Photo : Kari Lehtinen
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Bien qu’il ait étudié et séjourné plusieurs fois en France, y ait noué des amitiés, décoré le pavillon de la Finlande à l’Exposition universelle de 1900 et participé à l’exposition finlandaise du Salon d’Automne de 1908, Gallen-Kallela n’a jamais jusqu’ici bénéficié d’une exposition rétrospective dans notre pays. La bibliographie n’est pas plus généreuse : aucun ouvrage ne lui a jamais été intégralement consacré en français. Autant dire que, s’agissant du peintre finlandais le plus emblématique, parmi, certes, une génération d’artistes très riche (Enckell, Edelfelt, Simberg, Halonen, le sculpteur Vallgren et bien d’autres), c’était fort peu. Plus encore, lorsque quelques œuvres de l’artiste participèrent à des expositions thématiques, il ne fut pas toujours reçu avec les honneurs : on citera, sans en nommer l’auteur par souci d’humanité, le propos tenu en 1998 par un « critique » lors de l’exposition Visions du nord au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, où figuraient quelques tableaux du peintre : « Le Finlandais Gallen-Kallela, connu pour s’inspirer des légendes « nationales » du Kalevala, n’est ici qu’un peintre de chromos qui oppose la sensualité de crème glacée d’une nature congelée à des souvenirs fauves rapportés du Kenya ». Autant dire que, depuis tant d’années, le peintre méritait vraiment mieux que l’indifférence ou la cuistrerie : la remarquable exposition du Musée d’Orsay, présentée tout d’abord à Helsinki avant de gagner Düsseldorf en juin, rend enfin justice à son œuvre.

On appréciera que les commissaires aient choisi de resserrer la présentation sur un choix d’œuvres de la plus haute qualité ; comme tout artiste prolifique, il arrive à Gallen-Kallela d’être inégal et une exposition monographique trop exhaustive risque parfois d’affadir l’image d’un artiste en diluant le propos (voir l’exposition Théo van Rysselberghe au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2006). Ici, comme avec Willumsen ou Hodler, le Musée d’Orsay et ses partenaires ont sélectionné une série de chefs d’œuvre pour chaque période et/ou thématique : à peu près 90 numéros (arts décoratifs compris) illustrent le parcours et la personnalité singulière de peintre.


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2. Akseli Gallen-Kallela (1865-1931)
Démasquée, 1888
Huile sur toile - 65,5 x 54,5 cm
Helsinki, Ateneum Art Museum,
Finnish National Gallery
Photo : Pirje Mykkänen
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3. Akseli Gallen-Kallela (1865-1931)
Garçon et corbeau, 1884
Huile sur toile - 86 x 72 cm
Helsinki, Ateneum Art Museum
Photo : Jukka Romu et Hannu Aaltonen
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4. Akseli Gallen-Kallela (1865-1931)
La vieille femme et le chat, 1885
Huile sur toile - 121 x 96,5 cm
Turku, Art Museum
Photo : Vesa Aaltonen
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Né en 1865 à Pori sur la côte ouest du grand-duché de Finlande, alors province de…

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