Face à l’impressionnisme, Jean-Jacques Henner (1829-1905), le dernier des romantiques


Paris, Musée de la vie romantique, Du 26 juin 2007 au 13 janvier 2008.

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1. Jean-Jacques Henner (1829-1905)
La chaste Suzanne, 1864
Huile sur toile - 185 x 130 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN / Hervé Lewandowski

Présenter pendant plus de six mois une centaine d’œuvres de Jean-Jacques Henner, qui possède son musée à Paris, dans un autre musée de la capitale pourrait surprendre au premier abord. En réalité, ce « déplacement » s’explique par la fermeture pour d’importantes rénovations du Musée national Jean-Jacques Henner, dont on s’efforce de restituer l’état d’origine : mosaïques, marbres, décors stupidement dénaturés au cours du XXe siècle vont retrouver leur jeunesse. Il se justifie aussi pleinement par un constat un peu triste mais éloquent : il y aura probablement cent fois plus de visiteurs au Musée de la vie romantique pour voir les œuvres de l’artiste que dans son propre musée pourtant situé à quelques dizaines de rues seulement. Certes, la présentation conçue par Rodolphe Rapetti et Daniel Marchesseau inclut des œuvres venant d’autres établissements (Petit Palais, Musée d’Orsay, musées de province) mais les deux tiers du corpus proviennent bien de l’hôtel Henner. La curiosité des amateurs parisiens a, on le sait bien, des limites et combien de lieux remarquables sommeillent encore avec quelques milliers, quand ce n’est pas quelques centaines, de visiteurs par an. La gestion exemplaire du Musée de la vie romantique, tant du point de vue patrimonial (collections, décor, jardin) que communicationnel (service de presse, Société des amis, sponsors etc.) a fait en quelques années de ce lieu un établissement qui compte. Il est donc bienvenu qu’il lui revienne l’honneur de jeter un coup de projecteur comme il n’y en a pas eu à Paris depuis un siècle sur Jean-Jacques Henner. C’est ainsi un nouveau regard porté sur cet artiste si souvent caricaturé et dont on ne retient en général que l’aspect le moins intéressant, ces femmes rousses multipliées à l’envi dans les années 1890/1900, et aussi, disons-le, remultipliées après la mort…

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