Piero della Francesca e le corti italiane Contenu abonnés


Arezzo, Museo Statale d’arte medievale e moderna, Monterchi, Museo Madonna del Parto et Sansepolcro, Museo Civico. Du 31 mars au 22 juillet 2007.

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1. Florence, vers 1450 (?)
Vierge à l’enfant
Détrempe sur panneau - 53 x 41 cm
Collection particulière
Photo : D.R.
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1992 était « l’année Piero ». Cinq siècles après sa mort, survenue le jour même de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l’Italie centrale avait honoré le peintre d’une myriade d’expositions. Seul hiatus dans l’hommage rendu au peintre, son plus grand chef-d’œuvre conservé n’était pas visible à l’époque, puisque les fresques de la chapelle majeure de San Francesco d’Arezzo étaient soumises à une longue restauration qui devait se poursuivre jusqu’en l’an 2000. La ville d’Arezzo a donc tenu, cette année, à célébrer pleinement le peintre qui fait sa gloire : outre sa chapelle (un peu trop) restaurée, on peut voir jusqu’au 22 juillet certaines de ses (rares) œuvres sur panneau au Museo Statale, dans une exposition se prolongeant dans le village natal du peintre, Sansepolcro, et dans celui de sa mère, Monterchi, site de la fabuleuse Madonna del Parto. Alléchant programme, pompeusement intitulé « Piero della Francesca e le corti italiane » qui donne envie d’y voir de plus près.


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2. Cristoforo Canozi
di Lendinara (1420/25-1491)
Saint Ambroise (détail), 1471-1477
Marqueterie de
bois - 165 x 96 x 98 cm
Modène, cathédrale San Geminiano,
presbytère, paroi sud
Photo : D.R.
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À bien y réfléchir, le titre même de l’exposition a pourtant quelque chose de suspect : que viennent faire « les cours italiennes » dans ces trois cités toscanes qui ne le furent en rien au XV e siècle, et dans lesquelles Piero della Francesca a laissé des œuvres qui ont plus à voir avec la piété paysanne qu’avec la carte deTendre ? Quand on s’aperçoit, dès la deuxième salle, que l’on est censé entrer da ns une section florentine dans laquelle figurent des œuvres ombriennes et ferraraises, on comprend qu’il ne faut chercher aucune cohérence dans la manière dont les œuvres ont été choisies et disposées. Le motif unique d’une telle manifestation est de « créer l’événement », et donc de faire venir le maximum de visiteurs. Ceux qui ne connaissaient pas grand chose à l’art de Piero en ressortiront avec le sentiment confus du novice qui croit avoir tout compris alors qu’il a seulement tout confondu. De toute évidence, ce n’est pas la préoccupation des organisateurs d’une exposition pour laquelle on pourrait dire d’emblée :n’y allez pas !

Sauf que, bien sûr, quand on sait déjà un peu se repérer dans l’itinéraire encore si mystérieux de Piero, on parvient tout de même à y extraire quelques pépites. Car c’est le propre de ces expositions sans discours ou presque que d’emprunter des œuvres d’une qualité remarquable. Rien d’étonnant : on veut faire disparaître l’absence de propos par le chef-d’œuvre, ou du moins l’incunable. De fait, la première œuvre de l’exposition est exceptionnelle. Il s’agit d’une Vierge à l’Enfant autrefois dans la collection Contini Bonacossi de Florence et encore aujourd’hui en mains…

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