Disparition de Bruno Foucart


5/1/18 - Disparition - C’est un grand historien de l’art qui vient de disparaître aujourd’hui. Bruno Foucart, né en août 1938, était de ces érudits qui font découvrir, mais aussi de ceux qui s’engagent dans la protection de leur objet d’études en combattant le vandalisme. Son grand œuvre restera cependant son ouvrage, paru chez Arthena en 1987, Le renouveau de la peinture religieuse au XIXe siècle, une somme qui faisait redécouvrir des dizaines de peintres qui étaient sortis depuis longtemps des radars de l’histoire de l’art.

Professeur d’université à Paris IV, conservateur de la bibliothèque Marmottan, collaborateur de plusieurs journaux dont longtemps le Quotidien de Paris, spécialiste de la peinture du XIXe siècle mais aussi de l’architecture de la même époque (il travailla notamment beaucoup sur Viollet-le-Duc et organisa la rétrospective du Grand Palais en 1979-1980), commissaire de nombreuses expositions, président du Centre André Chastel, Bruno Foucart a multiplié les titres et les fonctions, faisant preuve d’une énergie extraordinaire pour faire connaître et défendre le patrimoine du XIXe siècle, mais aussi celui du XXe siècle. Jean-David Jumeau-Lafond, qui avait écrit l’article sur les Mélanges en l’honneur de Bruno Foucart auquel nous renvoyons car il donne beaucoup d’informations sur son œuvre d’historien de l’art, rappelait que la bibliographie de ses articles et études comptait pas moins de 393 numéros !

Je me permettrai ici une note plus personnelle car je connaissais depuis longtemps Bruno Foucart grâce auquel j’ai découvert l’importance de la peinture religieuse du XIXe siècle, un domaine qui m’a depuis toujours passionné. J’ai même eu le grand honneur de signer avec lui un article consacré au thème de L’Ange et l’Enfant dans le Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français (société dont il était l’un des piliers). Malheureusement, ces dernières années, affaibli par la maladie, Bruno Foucart n’écrivait pratiquement plus. Aujourd’hui, beaucoup d’historiens de l’art se sentent un peu orphelins.


Didier Rykner, vendredi 5 janvier 2018





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