Deux expositions en une : Le Bivouac de Napoléon/L’Esprit et la Main, Contenu abonnés


Paris, Galerie des Gobelins.
« L’esprit et la main. Héritage et savoir-faire des ateliers du Mobilier national », du 27 mars au 13 décembre 2015
« Le Bivouac de Napoléon. Luxe et ingéniosité en campagne », du 18 septembre au 13 décembre 2015

JPEG - 46.9 ko
1. Martin-Guillaume Biennais (1764-1843)
Bidet de campagne de Napoléon Ier,
entre 1809 et 1814
Acajou, ébène, bronze doré, carton,
maroquin vert, soie verte, vermeil
Fontainebleau, Musée national du Château
Musée Napoléon Ier
Photo : RMNGP / Jean Schormans

Même son bidet est beau, élaboré par Biennais (ill. 1). Général de l’armée française, Napoléon n’en est pas moins empereur lorsqu’il bivouaque avec ses troupes. L’exposition qui se tient à la Galerie des Gobelins réunit un ensemble d’objets de campement à la fois pratiques et précieux - sièges, lampes, assiettes, nécessaires en tous genres - pour le coucher, le repas, la toilette ou le travail de sa majesté. Des objets conçus pour être facilement transportables - légers, compacts, pliables –, transportables mais raffinés, réalisés en argent, bronze, acajou par Jacob-Desmalters, Thomire ou Biennais. Outre les ébénistes, les bronziers et les orfèvres célèbres, c’est l’occasion de rappeler la multitude de métiers plus modestes sollicités pour le mobilier de campagne de Napoléon, tels que les fabricants de moquettes et de toiles cirées, les layetiers-emballeurs, les teinturiers-dégraisseurs...

Deux éléments particulièrement frappants ponctuent le parcours : le lit et la tente de l’empereur (ill. 2 et 3). Le lit pliant, joli jalon dans l’histoire du design, est dû à l’ingéniosité du serrurier Marie-Jean Desouches. Il fut réalisé sous le Consulat, puis un premier brevet fut déposé en 1804, et un second en 1809 qui apportait des perfectionnements et dont on peut voir une planche illustrée. Il s’agit d’un lit de camp pliant, en fer, déjà appelé « lit-parapluie », qui tient dans une caisse étroite. Très apprécié de Napoléon, il fut décliné pour toute la famille impériale.
La tente de campagne pouvait être ovale, carrée ou ronde. Elle ne différait pas tellement de celle utilisée par Louis XIV si l’on en croit un dessin de Van der Meulen. Napoléon cependant, exigeait quatre tentes reliées entre elles, qui…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : D’Hercule à Dark Vador (ou du Louvre à l’ersatz ?)

Article suivant dans Expositions : Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910